WordTempus: Qu’est-ce qui distingue les montres Ball de la concurrence ?

Daniel Alioth: Ball Watch a toujours été lié à l’histoire des chemins de fer et à la standardisation de l’heure que ces derniers ont favorisée. Mais aujourd’hui nous communiquons autour du genre d’explorations que les voies ferrées ont rendu possible pour la première fois.
Si vous prenez un modèle comme celui qu’Olivier Müller a testé lors de son voyage, vous constatez qu’il est extrêmement robuste, résistant aux chocs et typiquement masculin. Nous n’avons d’ailleurs pas peur de dire que notre collection est à 95% masculine.
Contrairement à de nombreuses marques qui travaillent exclusivement sur le développement du mouvement, nous nous soucions à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Nous cherchons à améliorer la précision en éliminant l’impact de facteurs susceptibles de l’altérer, comme les chocs et le magnétisme. Nous sommes connus pour notre travail sur les boîtiers. Prenez les deux principaux lancements de cette année, le Slide Chronograph et la Magneto S, leurs boîtiers présentent des améliorations brevetées.

 

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Daniel Alioth, Directeur des Opérations de Ball Watch. © Ball Watch


Dites-nous en davantage sur la nouvelle Magneto S…
Pour la Magneto, nous nous sommes concentrés sur les propriétés antimagnétiques du boîtier. Nous ne voulions pas entrer dans la bataille de titans que se livrent déjà Omega et Rolex, et nous avions le sentiment que le client est un peu perdu lorsqu’on commence à lui parler de résistance aux champs magnétiques (voire parfois de résistance à l’eau). Nous aimons rester humbles et honnêtes.
Le concept de montre antimagnétique n’est pas nouveau. La Rolex Milgauss existe depuis une dizaine d’années, je crois. Ce que nous voulions c’est y ajouter un élément plus ludique. L’idée derrière la Magneto S consistait à faire comprendre au client la notion d’antimagnétisme en jouant avec la montre.

 

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La Magneto S et le Slide Chronograph. © Ball Watch

 

Quels sont les marchés importants pour Ball Watch Co. ?
L’Asie est de loin notre plus gros marché, suivi des Etats-Unis. Mais nous avons fait les choses un peu différemment. De nombreuses marques ont commencé avec leur philosophie « Swiss Made » et ont d’abord ciblé l’Europe, elles se sont ensuite développées en Asie et aux Etats-Unis. Nous sommes une marque américaine, mais avec une philosophie qui demeure très suisse. Notre objectif était donc de redéployer la marque aux Etats-Unis et de parier sur l’Asie bien avant d’autres marques. Nous sommes présents en Asie depuis le début des années 2000, donc il s’agit pour nous d’un marché bien établi. Cela peut sembler surprenant, mais nos investissements se font actuellement en Europe, en Russie et au Moyen-Orient.

 

"Les modèles de Ball Watch sont disponibles dès CHF 1'000,- et la collection compte plus de 99% de montres mécaniques"

Et qu’en est-il du marché local mexicain ?
Comme vous l’avez sans doute constaté, le niveau horloger ici est très élevé. Mais il faut également prendre en compte un aspect très important associé à la notoriété. Les clients ont un fort pouvoir d’achat, ils ne veulent pas seulement quelque chose de différent, ils désirent souvent un produit qui réponde à leurs attentes en termes de montre mécanique mais qui ne soit peut-être pas aussi connu. J’ai un client ici qui m’a acheté une montre parce qu’elle était moins connue que celles des plus grandes marques. Il craignait de s’exposer aux voleurs en portant une montre d’une enseigne plus reconnaissable.

Que nous réserve Ball Watch Co. ces douze prochains mois?
Cette année, nous avons porté nos efforts sur les systèmes anti-chocs et l'antimagmétisme. Je crois que l’an prochain, nous allons continuer dans cette voie en ajoutant peut-être quelques fonctions. Nous tâcherons également de réduire la taille de certaines de nos montres les plus robustes et d’ajouter la fonction Magneto à un chronographe, par exemple.