Ils étaient peu nombreux et bien dispersés, les journalistes horlogers, à l’ouverture du salon EPHJ-EPMT-STM, qui a réuni 800 exposants fournisseurs de l’industrie horlogère (mais aussi des secteurs très proches de la microtechnique et de la médecine). C’est sûr qu’on est loin des stands majestueux de Baselworld et du SIHH, des ravissantes hôtesses et des soirées fastueuses; mais les innovations, elles, ne manquent pas. Voici quelques-unes des nouveautés qui attendent l’industrie.

Analyseur de montre simplifié

Peut-être vous souvenez-vous du Lepsi watch analyzer que nous avions découvert  à la fin de l’année passée et suggéré comme cadeau de Noël idéal à offrir aux amateurs de montres. Depuis notre rencontre avec eux, les responsables de Lepsi n’ont pas chômé, surtout après la signature d’un partenariat avec Bergeon, une référence de l’industrie. Lepsi a ainsi présenté deux nouveauté au salon EPHJ. Le WatchScope, à peine plus grand qu’une montre, peut être connecté directement à un smartphone ou à une tablette pour tester la précision de la montre. Destiné aux professionnels, le second produit est un analyseur de mouvement plus sophistiqué muni d’un support Bergeon.

Le nouveau Lepsi est un analyseur de montres à peine plus grand que la montre elle-même. © Lepsi

Des pierres précieuses serties dans la céramique

L’entreprise française Cerafast a déposé un brevet pour sa technologie basée sur la différence de traitement thermique entre une base en céramique et des pierres précieuses. Pour faire court, lorsque la céramique se refroidit jusqu’à température ambiante après avoir été chauffée, elle retient la pierre. Les tests initiaux ont été effectués avec des diamants, mais l’entreprise affirme que le procédé fonctionne avec tous les types de pierres, indépendamment de leur taille. Donc, après la surprise de  Roger Dubuis, qui a présenté des diamants sertis dans une lunette en caoutchouc cette année, on verra bientôt des pierre précieuses serties dans la céramique.

La société française Cerafast a mis au point une technique de sertissage de pierres précieuses dans la céramique. © Cerafast

Or damasquiné et métaux précieux

Nichée au cœur de la Suisse, Eichenberger Casting et spécialisée dans l’application de frittage au laser, une technique de fabrication d'objets en 3 dimensions extrêmement précis. Un nouveau procédé, pour lequel l’entreprise a reçu un brevet il y a à peine 2 semaines, permet la reproduction d’un motif damasquiné dans une combinaison de deux métaux, quels qu’ils soient. On a pu voir au salon EPHJ des exemples en or rouge 18 carats avec un motif interne en or blanc. Le nouveau matériau peut être utilisé aussi bien pour des ébauches de mouvement que pour des boîtiers.

Nouveau mouvement squelette ultra-fin

La manufacture Vaucher poursuit son positionnement agressif sur le marché des mouvements, comme l’atteste le lancement d’un nouveau calibre squeletté ultra-fin. L’entreprise de Fleurier livre la version « Seed » du nouveau calibre 5401/180, équipé d’un micro-rotor excentré en tungstène, même en petites quantité de 10 pièces. Un attrait non négligeable pour les petites marques indépendantes désireuses d’exploiter la tendance actuelle pour le classique et les pièces raffinées.

Le calibre squelette ultra-fin 5401/180 de Vaucher. © Vaucher

Nouvelle marque

Présentée en marge du salon (l’EPHJ étant après une exposition de fournisseurs horlogers et pas de marques horlogères),  Quattrochi a été fondée par le designer australien Thomas Quattrochi. Combinant ses propres designs – basés sur des lignes métalliques angulaires – avec l’horlogerie suisse, il crée ce qu’il présente comme la première marque horlogère australienne de luxe. Ses premières modèles sortiront en cours d’année, au prix d’environ CHF 15'000.-
 

Un dessin de boîtier original pour la nouvelle collection Quattrochi. © Quattrochi