Les passionnés de montres de tout le Royaume-Uni ont convergé vers la galerie Saatchi à Londres le week-end dernier, attirés par le SalonQP où les lauréats du Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2014, ainsi que de nombreux autres modèles et marques fascinants étaient exposés pour la première fois.

Nouvelles marques
Bien qu’il ait grandi dans l’univers de l’horlogerie suisse, Alexandre Meerson est maintenant basé à Londres. Consultant à succès de l’industrie du luxe, il a fait appel aux plus grands noms de son carnet d’adresses pour l’aider à produire sa première collection de montres bracelets équipées de mouvements Vaucher.

Autre converti à l’horlogerie, l’ex-ingénieur en acoustique Hannes Bonhoff a aussi lancé sa marque éponyme au SalonQP. Complètement dépourvues d’aiguilles, ses montres possèdent deux nouveautés brevetées : un bracelet en cuir intégré en une seule pièce et un affichage de l’heure interactif unique qui ne peut se lire qu’en tournant la lunette.

Bonhoff

La première montre Bonhoff offre use manière interactive de lire l'heure, qui demand au porter d'aligner deux jeux de cercles afin de lire les heures et les minutes. © Bonhoff

 

Emmanuel Bouchet, de Centagora, la société créatrice de l’Opus 12 de Harry Winston, a également lancé sa marque éponyme à l’occasion de ce salon.

Nouveaux lancements

Inratable, à gauche en entrant dans l’exposition, Jeanrichard a profité de son partenariat avec le club de football local de « Premier League », Arsenal, pour lancer une nouvelle édition limitée du chronographe Terrascope en carbone aux couleurs de l’équipe. L’ancien attaquant d’Arsenal et international anglais, Ian Wright, un des plus récents amis de la marque, est venu au salon prêter main forte au CEO de Jeanrichard, Bruno Grande, pour présenter ce modèle.

Jeanrichard Terrascope Limited Edition Arsenal Chronograph

Une vue macro de la série limitée du chronographe Terrascope de Jeanrichard qui montre l'effet brossé du boîtier en fibre de carbone. © Paul O'Neil / Worldtempus

 

Le deuxième lancement au SalonQP a été celui de la nouvelle collection Skeleton d’Armin Strom. Après avoir présenté les modèles Water et Fire de la collection consacrée aux éléments lors du SIAR de Mexico le mois dernier, la marque a dévoilé les deux suivants, Earth et Air, à Londres, ce dernier arborant un nouveau et séduisant bracelet gris en cuir d’alligator qui sera désormais utilisé sur tous les modèles Air.

La montre Armin Strom Skeleton Air au poignet. Le nouveau bracelet en alligator gris est très réussi et sera dorénavant utilisé sur tous les modèles au look "Air". © Paul O'Neil / Worldtempus

 

La maison londonienne Hoptroff a exposé en exclusivité la première montre bracelet atomique au public. Cette édition limitée à 100 exemplaires condense la technologie utilisée pour la montre de poche no. 10 de la marque (la première montre atomique du monde) dans un modèle à bracelet à double cadran qui offre une précision de 1,5 secondes par millénaire (ou une seconde par siècle en mode veille). Le fondateur de la société, Richard Hoptroff, a ajouté une ligne à la liste déjà longue de ses inventions (une complication sur la hauteur de la marée, une complication indiquant le chemin vers la Mecque, une indication analogue sur les fluctuations du cours des actions…) en présentant le mouvement à quartz le plus précis du monde, qui ne fluctue que de moins d’une seconde par an.

The Hoptroff Gravitas

La monte Gravitas de Hoptroff - la montre quartz la plus précise au monde. © Hoptroff

 

Gilles Ellis, fondateur de l’enseigne anglaise Schofield, est un orateur régulier des séminaires tenus chaque année au SalonQP. Cette fois-ci, le sujet de sa conférence était « Le diable est dans les détails ». Mais ce sont précisément les détails qui brillent par leur absence sur la nouvelle montre dévoilée par Schofield durant le salon. La Beater possède un look des plus discrets avec seulement deux aiguilles mais elle est, selon M. Ellis, « blindée ». Il a également révélé qu’il projette de développer une édition limitée équipée du mouvement anglais maison SH21 de Christopher Ward.

Mais l’un des clous du spectacle, et le chouchou des médias britanniques, fut la Montblanc Metamorphosis II. Exposé pour la première fois en Europe, le ballet mécanique de ce modèle lorsqu’il glisse sans effort entre ses deux différents visages a captivé les nombreux visiteurs de l’exposition.