Depuis 1860 déjà, Constant Girard-Perregaux s’attache à développer et fabriquer une montre à nulle autre pareille, dont le mouvement n’est pas seulement un composant purement technique, mais aussi et surtout un élément de reconnaissance immédiate. Contrairement à ses pairs, dont la qualité du travail est à rechercher dans le détail de la technique ou de la finition, Constant oriente ses recherches vers l’architecture même du mouvement.

C’est ainsi qu’apparaissent les fameux « Trois Ponts » parallèles, sous lesquels le mécanisme est aligné. Dans un premier temps, ils sont droits, aux extrémités pointues, et réalisés en maillechort. Le tourbillon reçoit le premier prix et record de précision qui restera longtemps inégalé. La même année, cette montre remporte une médaille durant l’Exposition universelle de Paris.

Trois Ponts

Tourbillon avec Trois Ponts, 1867 © Girard-Perregaux

 

Poursuivant ses travaux, Constant Girard-Perregaux affine le dessin de ses Ponts, qui prennent la forme de flèches aux bras bassinés.  En outre, l’or 21 carats remplace le maillechort comme matériau fonctionnel. Il fait également breveter le design de son mouvement en mars 1884 auprès du United States Patent Office.

Après l'Exposition Universelle de Paris, la montre est confiée aux célèbres détaillants en horlogerie et joaillerie Hauser, Ziwy & Co, ayant pignon sur rue à Paris et à Mexico, à l'enseigne de "LaEsmeralda". C’est à ce moment-là qu’elle va prendre le nom que nous lui connaissons aujourd’hui. 

125th Anniversary

© Girard-Perregaux

 

Aujourd’hui, La Esmeralda reste une énigme, mais elle est également une source inépuisable d’inspiration.