Après ses jingles annonçant chaque catégorie en 2012 et 2013, la HEAD et le GPHG ont tenu à faire évoluer le concept. Ainsi l’histoire d’une trotteuse venue de l’espace se déroule en six épisodes dans un monde imaginaire ponctué d’éléments évoquant le temps. Parallèlement sa mise en scène fait appel à de nouvelles technologies telles que le mapping.

Responsable de la filière communication visuelle de la célèbre école, Jérôme Baratelli explique que ses « étudiants ont travaillé autant les images projetées sur les structures de la scène que le déroulement des effets venant augmenter l’immersion créée par les projections, comme l’utilisation de Gobos, d’effets de lumière et de fumée. Le travail d’animation est effectué sur les trois écrans qui surplombent la scène et les escaliers en contrebas».

Similairement à la majorité des mandats confiés aux étudiants de la HEAD, cette mission estivale qu’une dizaine d’entre eux a choisi de réaliser s’est effectuée à la manière d’un studio de production professionnel. Brainstorming pour créer des éléments graphiques, puis répartition des équipes autour du scénario, de la création des décors, des personnages et des animations basées sur plusieurs techniques. La Trotteuse a ainsi nécessité plus de 1500 heures de travail, aboutissant à la réalisation de six pièces uniques, six moments d’émotion, conçus comme des écrins technologiques et enchanteurs, reflétant la créativité horlogère mise en lumière lors du Grand Prix d'Horlogerie de Genève, le 31 octobre 2014 (en direct sur Worldtempus).

Pour la HEAD, ce mandat représente un engagement important, puisque le Design horloger est devenu l’un des axes majeurs de la formation Bachelor et Master, avec l’inauguration à l’automne 2015 d’une chaire spécialisée – unique en Suisse – en Design horloger.