Au vu de leurs similitudes, ces deux arts – la joaillerie de Grisogono et la danse de l’Opéra National de Paris semblent être faits pour se rencontrer.

De la pierre brute et non travaillée, à la pierre montée qui rayonne au coeur d’un collier ou d’une bague, il faut du temps, de l’abnégation, et de la passion. A l’image d’un directeur de la danse qui sait entrevoir avant l’heure quels sont les talents qui deviendront des étoiles, Fawaz Gruosi suit son instinct, celui qui le guide vers une pierre, une composition. Les pierres occupent une place de choix dans sa création. Il fonctionne au coup de coeur, rentre toujours de ses voyages avec des pierres dans ses bagages.

Collection Opera. © de Grisogono

Une collection qui se joue des effets de lumière, avec une signature « chiaroscuro » devenue chère au joaillier suisse. Mettant en valeur les courbes, les reflets, l’intensité des pierres et des matières, les créations de Grisogono sont de véritables sculptures. L’or ciselé vient ajourer les pièces pour permettre à la lumière de rayonner à travers les pierres. Le joaillier est un chorégraphe qui se joue des perspectives pour donner à chaque pierre son rôle central, son rôle de soliste. La fameuse scène de l’Opéra Garnier révèle elle aussi les talents. Sous la lumière elle donne aux corps et aux mouvements toute leur intensité. Pour créer une illusion d’optique et permettre au public de voir toutes les danseuses comme si elles étaient sur le même plan, sa scène légendaire est légèrement inclinée. Un défi supplémentaire pour les danseuses qui foulent pour la première fois son parquet.

Fawaz Gruosi & Benjamin Millepied. © de Grisogono

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