Tout commence par une demi-sphère en or blanc, dont l’artisan délimite le point central du motif à l’aide d’un compas. De géométrique, le geste devient ensuite artistique, avec la mise en forme des cloisons en or blanc alors que traditionnellement c’est l’or jaune qui est utilisé en émail cloisonné.

L’artisan place les cloisons qui accueilleront les différentes nuances d’émail. En partant du centre, il courbe de fins rubans d’or qu’il modèle un par un à la main jusqu’à ce qu’ils épousent le galbe de la sphère. Il dessine d’abord les plus fins pétales, avant d’esquisser les rangs inférieurs qui, par leur disposition en fuite et en quinconce, animeront la surface d’un élégant mouvement. Tout l’art de l’émailleur réside dans le parfait ajustage de chaque cloison et de la surface du dôme.

Pose de l'émail. © Hermès

Place maintenant à la couleur. Du bout de son pinceau, l’artisan dépose l’émail broyé en fine poudre dans ces pétales cousus d’or blanc. Camaïeux de bleu et de rouge ou juxtaposition de tons arlequins, les différentes nuances révèleront leur éclat au terme de multiples cuissons à 800°.

Suspendu à une chaîne en or gris, le Pendentif Boule tournoie et virevolte, présentant ses deux visages au gré des envies : celui d’une corolle multicolore côté pile, celui de la nacre blanche côté cadran.

Le Pendentif Boule © Hermès