Comment se profile le 15e anniversaire du GPHG ?
Carine Maillard : Les inscriptions sont ouvertes depuis début mai et jusqu’au 22 juin. Nous avons enregistré l’an passé une participation record et espérons qu’il en sera de même cette année. Le Grand Prix d’Horlogerie est une compétition, mais son image est fédératrice. C’est un outil de promotion de toute l’industrie, quels que soient les gagnants. Comme le rappelait Nick Hayek dernièrement « l’horlogerie helvétique est perçue par ses clients finaux comme un tout" . Nous comptons sur la participation des marques, car participer c’est démontrer la vitalité de l’industrie toute entière et la soutenir, ce qui nous semble d’autant plus important dans le contexte actuel. Comme de coutume, la 15e cérémonie de remise des prix aura lieu au Grand Théâtre de Genève, le 29 octobre prochain . Nous prendrons toutefois nos quartiers dans un autre lieu en 2016 et 2017 en raison de la rénovation du Grand Théâtre.
Carlo Lamprecht : Pour la cinquième année consécutive, à savoir depuis la création de la Fondation du GPHG, le Conseil fédéral participera à la cérémonie de remise des prix. Cette année c’est Monsieur Alain Berset, Ministre du Département fédéral de l’intérieur qui nous fera l’honneur de sa présence. La venue sur le marché des montres connectées, les difficultés posées par la force du franc suisse, la baisse des ventes dans certains pays asiatiques notamment, sont autant de défis posés cette année à l’horlogerie suisse. A travers notre exposition itinérante présentant les plus belles créations de l’année  nous contribuons à consolider sa position sur le marché mondial.

Quelle sera l’étape phare de l’exposition cette année ?
Carine Maillard : Notre exposition de Dubai, qui se tiendra du 18 au 22 octobre. Cette étape de notre road show s’inscrira dans le cadre de la première Dubai Watch Week, événement organisée par Ahmed Seddiqi & Sons en association avec Le Grand Prix d’Horlogerie de Genève. Ce partenariat nous permet de voir grand et d’offrir, en parallèle à notre exposition des montres présélectionnées, notamment un forum d’art et de culture horlogère, comprenant des discussions, conférences et ateliers. La Dubai Watch Week est conçue comme une plateforme culturelle et éducative et sera certainement rapidement un des événements phare du calendrier dubaïote, comme du calendrier horloger.
Carlo Lamprecht : Au delà de Dubai, qui a inscrit le GPHG dans les grands événements annuels des Emirats Arabes Unis, nous avons voulu renouveler notre présence à Hongkong, point stratégique des ventes horlogères en Asie. Encore à confirmer, mais en très bonne voie de concrétisation, nous serons présents pour la première fois en Corée du Sud, à Seoul, une capitale ou le marché du luxe est en pleine expansion. Après Genève, enfin, les montres lauréates seront exposées dans le cadre du Salon QP à Londres. Toutes ces expositions sont enrichies par des débats et des événements ouverts aux amateurs et aux grands collectionneurs, et animés par des personnalités mondialement reconnues de la branche horlogère. Tout ceci avec la précieuse collaboration des ambassades de Suisse de ces pays.

Carine Maillard, directrice du GPHG et Carlo Lamprecht, président de la Fondation du GPHG. © DR

Vous aviez initié en 2012 l’institutionnalisation du 12e Art, l’Art de la mesure du temps, est-ce trop tôt pour en faire un bilan ?
Carlo Lamprecht : Je suis de plus en plus convaincu que cette appellation n’est pas usurpée, mais bien au contraire, qu’elle se justifie amplement. Elle s’installe chaque année davantage dans les esprits, tout naturellement et à juste titre. Avec l'’ingéniosité de ses innovations, la constante recherche de l’excellence dont elle fait preuve et l’émotion suscitée par ses créations auprès des amateurs, l' horlogerie mérite largement d’être reconnue et admise au Panthéon des arts, sous l’appellation de XIIème Art.