Quelles sont vos impressions de Baselworld cette année?

J'ai trouvé qu’il y avait beaucoup plus de monde; au niveau de la presse et des détaillants, mais aussi au niveau du grand public. C’était impressionnant et nous avons fait un très beau salon. Je suis satisfait. Nous avons bien travaillé et nous avons la chance d’avoir attribué tous les produits que nous avons.

 

Le responsable du développement de Girard-Perregaux a sans aucun doute apporté plus que de petites touches personnelles au Neo-Tourbillon qui offre aussi une cage de tourbillon presque aussi grande qu'une montre de poche. Son boîtier de 45mm propose le même design que l’Echappement Constant, le grand succès de l'année dernière. Par contre, il n'a pas de lunette. A la place, le Neo-Tourbillon offre une plus grande surface de verre qui apporte de la lumière dans le mouvement. Encore une preuve de la formation

Thierry Stern. © DR

 

Votre nouvelle complication en acier (Ref. 5960/1A) a déjà fait couler beaucoup d’encre. Est-ce qu’il y avait une pensée derrière ce lancement ?

Non, pas du tout. Je ne cherche pas à tout prix à aller dans l’acier parce que c’est très dangereux. Plus on fait de l’acier, plus on aura de difficulté à vendre de l’or. Simplement cette année il y a deux modèles, le Nautilus, qui était dédié à l’acier de toute manière, mais surtout ce que je voulais, c’était de créer la surprise. Je n’aime pas que les gens aient des attentes et se disent « ils vont faire cela ou cela. »  Donc c’était un clin d’œil, et nous avons décidé de faire le contraire de ce que les gens attendent. Je suis très fier de sortir cette 5960 qui est beaucoup plus agressive. Elle me fait un peu penser à l’Aquanaut, et l’idée est aussi d’attirer une clientèle plus jeune - mais pas forcément très jeune, car la pièce coûte quand même CHF 45'000. Je pense que les premières livraisons seront pour les collectionneurs et les passionnés et ensuite seulement, viendra le tour des clients plus jeunes C’est ce qui s’est passé avec l’Aquanaut.
 

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Chronographe à Quantième Annuel réf. 5960/1A. © Patek Philippe

La nouvelle Nautilus (Ref. 5990/1A) s’inscrit-elle plutôt dans l’évolution de la gamme ?

Oui, cela n’était pas une surprise. Je pense que beaucoup de gens savaient que nous allions basculer sur un Travel Time pour la Nautilus. C’est assez logique étant donné que la Nautilus est une pièce que les gens prennent souvent en vacances ou en voyage. Elle est assez discrète mais reconnaissable. Aujourd’hui, il y a aussi l’ aspect sécurité qui entre en compte. C’est aussi une pièce qu’on peut porter avec un costume, un jeans et même avec un maillot de bain. C’est donc vraiment une pièce de voyageur et la nouvelle déclinaison avec ce mouvement était assez logique et attendue.

 

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Nautilus Travel Time Chronograph Réf. 5990.1A © Patek Philippe

C’est une année importante pour vous avec le 175ème anniversaire de la marque. Vous avez monté une exposition itinérante qui est un véritable mini-musée et qui a été présentée jusqu’alors à Dubai et à Munich. Quelle est la prochaine étape?

Ça sera en Angleterre, à Londres. Cette exposition est très compliquée à gérer et elle a nécessité deux ans de préparation.Tout le monde y a mis beaucoup d’énergie et d’investissement, et il faut donc bien choisir nos étapes. L’Angleterre est un marché très important pour nous et qui connaît bien l’horlogerie. On fera donc la même chose dans un autre cadre mais le thème sera identique. La difficulté d’une exposition telle que celle-là, c’est de trouver l’espace. C’est vraiment très compliqué.