«Mon rêve, associé à celui de mon ami Nicolas Todt, son manager, a été depuis longtemps de pouvoir amener Jules au sommet de son art, et de l’aider à réaliser son rêve : être Champion du monde; de l’avis unanime, il en avait très largement le talent.
Comme tous les grands champions, il ne rêvait que de cela. Nous, ses proches, sa famille vivons actuellement une véritable injustice, car Jules nous a quittés, et nous n’avons pu l’accompagner dans la réalisation de son rêve.
Comme tous les athlètes que nous soutenons, nous vivons au rythme de leurs succès, de leurs échecs, mais jamais je n’avais imaginé vivre un tel drame. J’avais oublié à quel point la course automobile est dangereuse, car nous ne sommes obsédés, comme l’était Jules, que par la performance.
Notre famille est décapitée, anéantie, même si nous savions que l’état de notre ami était irréversible. Désormais, nous nous consacrerons à la mémoire de cet ami fidèle, intelligent, doux, humble, altruiste, adorable en tous points, qui nous manque affreusement. On l’aimait comme un fils, un frère. »
Richard Mille