Dans cette deuxième partie de notre article d'hier  "SIHH 2016 - De 16 à 24 exposants",  Christophe Claret et Laurent Ferrier, pour les marques éponymes, ainsi que Pierre Jacques, CEO de De Bethune, expliquent pourquoi leurs marques ont accepté l'invitation de la Fondation de la Haute Horlogerie de participer au Salon International de la Haute Horlogerie 2016. C'est aussi le cas de Hautlence, MB&F, Urwerk et Voutilainen.

Christophe Claret

Christophe Claret

Christophe Claret © Christophe Claret

Exposer à Bâle et à Genève exige un effort financier important dans un contexte économique difficile. Mais, de même que les autres nouveaux exposants du SIHH, Christophe Claret voit en cette exposition une opportunité unique de stimuler ses activités commerciales. « Pour la marque Christophe Claret, cela fait déjà plusieurs années que nous parlons de cette opportunité avec les responsables du SIHH et nous sommes très contents de pouvoir y participer" déclare Christophe Claret, fondateur et CEO de l'entreprise. "En effet, avec l’actuelle conjoncture internationale difficile, nous ne pouvons pas nous permettre de louper des opportunités commerciales. Pour l’instant, nous maintenons également notre présence à Baselworld car nous avons investi pas mal d’argent dans la réalisation de notre stand. D’autre part, nous n’avons de toute façon pas encore de recul du résultat du SIHH. Nous adapterons peut-être notre position en relation avec ces résultats. Notre présence au SIHH a été définie dans un délai trop court pour prévoir quoi que ce soit spécifiquement pour ce salon. Néanmoins, nous avons de nombreuses nouveautés qui n’ont pas été vues par la plupart de nos clients et encore moins par de futurs clients potentiels, notamment la Marguerite, la Mecca et la X-TREM 1 bleue. »

Pierre Jacques, CEO de De Bethune

Pierre Jacques CEO  De Bethune

Pierre Jacques. © De Bethune

« En tant que membre de la Fondation de la Haute Horlogerie depuis trois ans, c’était une évidence d’exposer au SIHH » assène Pierre Jacques, qui mesure d’autant mieux l’importance du SIHH qu’il l’a visité en tant que client alors qu’il dirigeait Les Ambassadeurs à Genève en 2010. Cet accès privilégié à la presse et aux professionnels du monde entier, avec un stand de 75m2 au cœur de l’action, est synonyme de relais de croissance dans une conjoncture devenue incertaine.
Pierre Jacques a également conscience de la valeur d’une marque telle que De Bethune pour l’attractivité du Salon de la Haute Horlogerie : « Véritable manufacture (nous produisons mêmes nos cadrans et aiguilles), De Bethune est régulièrement primée dans les compétitions internationales, notamment l’Aiguille d’Or du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, et figure parmi les 20 marques de haute horlogerie les plus recherchées sur la toile (d’après le World Watch Report 2014 de DLG) ». Comme la marque fétiche des collectionneurs exposait déjà à Genève et à Bâle, le planning de nouveautés reste inchangé, par contre les visiteurs de Baselworld devront se rendre au Ramada pour les découvrir, et non plus au Palace.

Laurent Ferrier

Laurent Ferrier

Laurent Ferrier. © Laurent Ferrier

« Nous avons dit oui tout de suite, c’est un réel honneur de se retrouver dans une situation pareille » révèle le fondateur de la marque éponyme, qui place de grands espoirs dans cette édition 2016 du SIHH. « D’une part nous ne sommes plus noyés parmi 350 autres petites marques hétéroclites comme à Baselworld, mais seulement 8 qui sont d’un très bon niveau, d’autre part la sélection naturelle de la fréquentation du SIHH garantit une qualité de contacts excellente auprès des médias comme des détaillants » ajoute Laurent Ferrier, dont le seul bémol réside dans le fait de ne pas pouvoir s’offrir les deux salons.
Quid de la production si ses vœux de croissance des ventes sont réalisés ? « Laurent Ferrier doit rester une marque vraiment exclusive et discrète. Nos clients continueront à pouvoir se promener dans la rue avec une montre sans caractère ostentatoire. C’est l’avantage d’une petite production, nous aurons toujours 100 à 150 personnes dans le monde qui souhaitent s’offrir nos créations. Nous devons juste être capables d’en produire 150 plutôt que 100 si le SIHH est synonyme de succès.»