La nouvelle Class One sera officiellement présentée le 11 mars, à la boutique Chaumet, 12, place Vendôme, à Paris, qui, en outre,  abritera une exposition consacrée à l’œuvre de Cecchini, du 12 au 31 mars.

C’est la première fois que Chaumet collabore avec un artiste vivant pour le design d’une montre, et, selon la Maison,  cette première ouvre la voie à de futurs projets avec des artistes contemporains.  Le résultat est une nouvelle Class One, au look moderne et luxueux, alliant matières précieuses et industrielles – nacre, acier et diamants -  dans un fini monochrome au motif unique.

Les domaines artistiques de Loris Cecchini, né à Milan et établi à Berlin, s’étendent à la photographie, la sculpture, le dessin et à des installations représentant des objets du quotidien, déconstruits et transformés pour créer de la poésie.

 

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Stage evidence (untitled chair), Loris Cecchini, 2001. © Chaumet

« Nous avons fait une merveilleuse rencontre avec Loris Cecchini, dont les œuvres étaient connues au sein du groupe LVMH », explique la Maison Chaumet, elle-même intégrée au groupe. « C’est notre président Thierry Frisch, un amateur d’art contemporain, qui a choisi Cecchini pour ce projet ».

En 2012, Cecchini participait à une exposition de groupe intitulée « Turbulences » à l’Espace Culturel Louis Vuitton de Paris, où son œuvre Gaps (Airbone), un bas-relief en résine peinte, évoquait des formes organiques semblant surgir du mur. L’idée de l‘artiste était de transférer la notion de fluidité au mur-même et de jouer avec les formes pour défier l’ordre établi de la sculpture.

Dans sa série Wallwave Vibration, Cecchini expérimentait les transformations de matière et explorait les possibilités de distorsions visuelles et de formes éthérées avec une série de « vibrations murales » reproduisant des motifs de vagues et d’ondes. C’est cette œuvre qui a servi d’inspiration à la nouvelle Class One. Avec Waterbones, une suspension de modules en acier, elle sera exposée à la boutique Chaumet le mois prochain.

« Je travaille d’abord comme un designer ; je dessine, j’utilise des procédés industriels, et ensuite seulement je sculpte de manière traditionnelle. Je voudrais que l’espace de l’œuvre continue à être l’instant du mirage, quelque part entre délire et réalité, entre abstraction et utilité, entre suspension et matérialité», explique Loris Cecchini.

 

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Loris Cecchini, devant Wallwave Vibration (ears particle tingles), 2012. © Chaumet

Chaumet a été attirée par trois éléments inhérents au processus artistique de Cecchini: son puissant design graphique,  son recours aux matières industrielles et sa fascination de l’élément liquide. Tout trois font aussi partie du langage stylistique de la Maison parisienne.

Cecchini, qui n’avait encore jamais exploré le design horloger,  a créé une œuvre d’art réduite à la taille d’une montre bracelet. Chaumet lui avait donné carte blanche, avec seulement quelques contraintes techniques -  l’épaisseur du cadran, le poids du matériau et le diamètre de la surface de travail.
S’inspirant de sa série Wallwave Vibration, l’artiste italien a dessiné un cadran découpé au motif des vibrations de l’eau en mouvement. « Les volumes et les reflets de l’eau prennent vie sur le cadran composé de dentelle de nacre apposée sur un fond satiné soleil » explique Chaumet. Ces ondulations se prolongent  au-delà du cadran, jusque sur le bracelet en cuir de veau blanc. Le boîtier en acier est serti de 38 diamants taille brillant. 
L’artiste a également conçu un fourreau-sculpture qui prend place, avec la montre, dans un écrin blanc.

 

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La nouvelle Class One est une édition limitée de 300 pièces, vendue au prix de 6'800 euros. © Chaumet

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La montre est présentée dans un écrin blanc exclusif, avec ses deux bracelets additionnels, enveloppée d'un fourreau-sculpture créé par l'artiste. © Chaumet