A l’image de l’étonnant modèle Aventicum présenté par Christophe Claret il y a quelques mois, la nouvelle montre Marguerite met les ludiques exploits horlogers de la marque à la portée d’un public plus large. La montre Margot se voulait la première pièce Christophe Claret destinée aux femmes : son interprétation mécanique du jeu amoureux « il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout » qui consiste à effeuiller les pétales un à un – à chaque fois avec un tintement Christophe Claret caractéristique – détermine la réponse à cette brûlante question.

Les nouveaux modèles Marguerite (quatre versions sont disponibles, chacune limitée à 30 exemplaires) répondent à la même interrogation avec une complication mécanique plus simple : une pression sur le bouton situé à deux heures révèle la réponse sous le cadran. Et la réponse est toujours la même : « il m’aime passionnément », ce qui semble évident si, par exemple, l’heureuse élue a reçu la montre en cadeau de son mari, son amoureux ou son amant.

© Christophe Claret

Inspiré par un tour de magie, l’illusion repose sur l’utilisation de deux disques superposés : le disque supérieur est en saphir  métallisé transparent avec une mosaïque de carrés transparents. Le disque inférieur en nacre est recouvert par le texte et les chiffres en laque bleue. La pression sur le bouton situé à deux heures fait pivoter le disque supérieur de seulement 1,5 degré pour créer l’illusion d’optique. C’est la première fois qu’un tel mécanisme est intégré à une montre.

Christophe Claret n’étant pas de ceux qui font les choses à moitié, il a également introduit deux nouvelles sortes de sertissage sur les modèles Marguerite. Le serti « flocon » sur la lunette et les barrettes est une variante du serti neige grâce auquel les diamants semblent avoir été saupoudrés sur la montre tels des flocons ; le serti « champagne » est une technique similaire, mais avec une inclinaison dans le sertissage qui concentre les pierres autour de la base de la lunette puis les raréfie au sommet, créant ainsi un effet d’effervescence. Ces deux sertissages requièrent chacun 100 diamants. Ils sont disponibles sur un boîtier en or rouge ou en or gris avec un saphir bleu ou un rubis au milieu de la marguerite et un bracelet en alligator de la même couleur.

© Christophe Claret

Les modèles Marguerite se passent d’aiguilles au sens habituel, leur préférant de poétiques papillons. Pour les heures, un papillon perché sur un des pétales de la marguerite pivote autour du centre du cadran toutes les douze heures. Pour les minutes, un papillon aux couleurs plus pâles (particularité du mâle dans cette espèce) flotte à la pointe d’un pistil relié à la pierre centrale au cœur de la marguerite et effectue une rotation toutes les 60 minutes. Les papillons sont enduits de Superluminova coloré assurant une excellente lisibilité dans toutes les conditions de luminosité. Le calibre automatique Christophe Claret MT115 anime la montre, son double barillet offrant une réserve de marche de 72 heures lorsque la montre est complètement remontée.

Aucune montre Christophe Claret ne serait complète sans un jeu. Dans le cas de la Marguerite, il se trouve au dos du boîtier, toujours sur le thème « M’aime-t-il ? Ne m’aime-t-il pas ? ». La masse oscillante squelettisée de la montre, visible à travers le fond saphir, présente un rubis serti à intervalles réguliers avec le mot « oui » ou le mot « non » comme réponse à la brûlante question. Un léger mouvement est suffisant pour activer le rotor, et lorsqu’il s’arrête, le rubis aligné sur le cœur au fond du boîtier fournit la réponse.