Corum est une marque en tension. D’un côté, il y a l’héritage : avec les Coin Watch, les Feather Watch et autres rééditions de pièces historiques. Ensuite, il y a le présent, celui d’un Admiral’s Cup, une pièce iconique que la manufacture fait évoluer en continu, la maintenant d’actualité depuis plus de 50 ans. Et enfin, il y a l’avenir, avec les multiples possibilités offertes par le mouvement baguette que Corum magnifie depuis 1980.

Depuis de nombreuses années, la maison met sensiblement l’accent sur le présent et l’avenir, avec de multiples développements attachés à ses Bridges (mouvements baguette) et à son navire amiral, l’Admiral’s Cup. Cette année, Corum joue simultanément les trois partitions avec, en plus de ces deux piliers, un coup de projecteur ambitieux sur son Heritage et le grand retour de la Feather Watch.

Marqueterie volatile

« De tout temps Corum a été reconnue comme une marque avant-gardiste, avec la présentation de modèles créatifs, hors du commun. Une histoire si riche que nous avons décidé de lui dédier une collection, la collection Heritage », rappelle Antonio Calce, CEO.

René Bannwart, fondateur de Corum, avait dès l’origine imprimé une forte créativité à la maison, à sa création en 1955. Cet élan créatif s’est matérialisé par de multiples modèles qui, à chaque fois, apportaient quelque chose d’inédit à l’horlogerie. La Feather Watch est l’incarnation de cet esprit. A son apparition en 1970, elle était la première montre dont le cadran était réalisé en plume de paon. Malgré les progrès techniques des décennies suivantes, le procédé n’a quasiment jamais été suivi ni copié.

La spécialité mise en œuvre pour cette pièce est la plumasserie. Les plumes sont triées, sélectionnées pour leur stabilité, leur densité et leur finesse, nettoyées, stabilisées à la vapeur et retaillées à la main. Ensuite, l’art rejoint celui de la marqueterie. Les plumes sont positionnées une à une afin de reproduire le motif désiré avant d'être collées à plat. Comme toute matière vivante parfois utilisée en horlogerie (bois, pétales), le plus délicat est d’assurer la pérennité du matériau, sensible à la lumière (décoloration) et à l’humidité (formation de condensation).

La Feather Watch se pare aujourd’hui de couleurs chaudes, dans un fondu chromatique que seule la nature sait produire avec autant de nuances. Tout l’accent est mis sur cette composition unique. Le boîtier en or rouge de 39 mm se veut discret, de même que les aiguilles dauphines, squelettées pour laisser au mieux la part belle au plumage du cadran.

La pièce rejoindra les collections de Corum et sera également disponible en version sertie.

 

Corum version sertie de la Feather

Version sertie de la Feather © Corum

 

Contre vents et marées

Au chapitre « présent », Corum écrit une nouvelle page de sa partition Admiral’s Cup. Des deux nouveautés présentées, l’Admiral’s Cup AC-One 45 Tides est probablement la plus forte. « Le mouvement marées nous est très cher car il illustre la connexion forte que nous avons toujours entretenue avec le monde de la voile », précise Antonio Calce.

22 ans après son lancement, la « montre marées » reste unique. Sa complication indique  l’heure et l’amplitude des marées, le cycle de la lunaison, ainsi que la force des courants et la hauteur des eaux. Pas moins de trois ans de développement sous l’égide de l’Observatoire astronomique de Genève et du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine nationale française de Brest (SHOM) auront été nécessaires pour faire naître ce très exclusif « mouvement marées ».

Côté cadran, on trouve à 12h les phases de Lune, à 6h l’heure des deux prochaines marées sur 24h, et à 9h le compteur indiquant l’état montant ou descendant de la marée ainsi que la force du courant. L’intensité du courant atteint son paroxysme lorsque l’aiguille se positionne sur la ligne rouge horizontale. Une date à 3h complète l’ensemble qui prend place au sein d’un boitier en titane de 45 mm.

 

Corum AC-ONE 45 Tides et son mouvement mécanique capable de calculer les marées

AC-ONE 45 Tides et son mouvement mécanique capable de calculer les marées © Corum

 

Un amiral squelette  

L’autre Admiral’s Cup dévoilée par Corum fait la part belle au squelettage. Cette technique, particulièrement en vogue depuis un an, laisse apparaître le mouvement. Corum a exploité au mieux cette transparence en créant une date à 6h. Le large disque qui lui donne vie est l’élément le plus visible du mouvement. Le calibre CO 082 à remontage automatique, présenté dans une architecture entièrement squelettée, est abrité dans un boîtier en titane de 45 mm, taille de référence de l’Admiral’s Cup AC-One.

 

Corum nouvelle version squelette de l’Admiral‘s Cup, avec boîte en titane

Nouvelle version squelette de l’Admiral‘s Cup, avec boîte en titane © Corum

 

Pour un bridge de plus

Enfin, Corum profitera de ce Baselworld pour dévoiler une nouvelle version de sa Golden Bridge Automatic, avec boîtier en titane traité DLC. L’habillage entièrement noir contraste avec le pont supérieur du mouvement baguette, taillé dans l’or. La pièce reste équipée du calibre CO 313, que sa sculpturale masse linéaire verticale en platine entoure et vient nourrir de 40 heures de réserve de marche.

 

Corum Golden Bridge Automatic en titane, avec platine et ponts en or rouge

Golden Bridge Automatic en titane, avec platine et ponts en or rouge © Corum