Pour Baselworld cette année, DeWitt sort le grand jeu pour tirer parti de son nouveau calibre maison à remontage automatique et présente deux nouvelles complications. Toutes deux sont assemblées sur le mouvement DW5051 et offrent des façons uniques de marquer le passage du temps.

Academia Out of Time
La complication qui se trouve au cœur de la nouvelle DeWitt Academia Out of Time a d’abord été ce que M. Jérôme De Witt appelle « une idée virtuelle ». C’était il y a trois ans et ce temps a été mis à profit pour travailler sur la manière de transformer cette idée virtuelle en module pratique. Le résultat est une merveilleuse contradiction entre une seconde morte à 4h affirmant clairement l’écoulement du temps à chaque seconde, et l’indicateur « flying time » exclusif de DeWitt, placé à son côté à 8h, dont le disque semble tourner au hasard, créant un effet hypnotique.

DeWitt Academia Out of Time

The DeWitt Academia Out of Time features a dead-beat seconds counter alongside a patented "flying time2 display. © DeWitt

« C’est une référence à l’époque que nous vivons, explique M. De Witt. Le temps file et je voulais évoquer la notion que c’est nous qui avons inventé le temps et que nous ne pourrons jamais le rattraper. Mais nous pouvons le voir. »

Grâce au soin particulier apporté au choix de composants à très faible friction à cause de l’énergie requise pour alimenter les deux complications, le calibre DW1201 à remontage automatique offre une réserve de marche relativement élévée de de 65 heures. Trois modèles différents sont disponibles avec boîtier en or rose 18 carats et bracelet noir, et un cadran laqué en noir, bleu ou blanc.

DeWitt calibre 1201

The caseback of the DeWitt Academia Out of Time, showing off the brand's in-house calibre 1201 self-winding movement. © DeWitt

Academia Mathematical
Après l’énorme Wx-1, l’exceptionnelle X-Watch avec son boîtier décapotable et l’Academia Repetition Minutes Tourbillon GMT Antipode, l’Academia Mathematical est la quatrième « concept watch créée par DeWitt.

Fruit de nombreux mois de recherche, l’Academia Mathematical rend la « concept watch » de DeWitt accessible à un plus large public et incarne la passion de Jérôme De Witt pour les mathématiques. La montre n’a ni aiguilles ni cadran et semble n’être qu’un kaléidoscope de chiffres. Mais deux ouvertures transparentes sur le saphir fumé révèlent les heures et les minutes en décimales à différents niveaux. Quatre anneaux distincts, chacun avec ses propres chiffres arabes stylisés, sont nécessaires pour afficher le temps en décimales à quatre chiffres et un mécanisme breveté permet à chaque anneau de sauter au moment opportun.

DeWitt Academia Mathematical

The limited-edition DeWitt Academia Mathematical has a patented decimal jumping-hours display. © DeWitt

Le mouvement à remontage automatique qui anime l’Academia Mathematical, le DW0101, est aussi basé sur le mouvement de manufacture DW5051, mais son mécanisme sautant gourmand en énergie a un impact sur la réserve de marche, qui est dans ce cas d’une durée plus habituelle de 48 heures. Mais ce n’est pas si mal si l’on considère les 384 éléments que comprend ce calibre. Un boîtier en or rose 18 carats et un bracelet noir avec les colonnes impériales emblématiques de DeWitt, comme pour le modèle Academia Out of Time, créent un nouveau sentiment familial au sein de la marque et offrent le contexte idéal à ces complications ludiques.

DeWitt présente de nouveaux modèles avec petite seconde et un « Chronostream » dans sa collection Academia à Baselworld, nous y reviendrons ultérieurement. La collection 2015, qui comprend huit lancements majeurs (quatre pendant le SIHH et quatre maintenant à Baselworld), marque une année ambitieuse pour DeWitt. L’histoire continue avec l’espoir exprimé par de Jérôme de Witt de réunir sous le même toit toutes les marques de fabrique possibles dans son usine. Il travaille déjà à la production selon les standards du Poinçon de Genève. Les deux derniers obstacles à franchir sont la maîtrise des flancs étirés et du polissage des angles intérieurs, ce qui est frustrant pour M. de Witt qui déclare : « Nous pouvons déjà faire mieux que cela. »