Vous investissez l’univers du sport avec la Challenger Deep. On ne vous attendait pas sur ce terrain d'expression...

En effet, à ce niveau-là, on peut parler d’un certain changement ! C’est notre toute première montre de sport, ce qui peut être assez surprenant pour ceux qui nous connaissent : nous n’avons jusqu’ici proposé que des montres très classiques. Mais c’est une demande qui émane de nos shops en Asie et nous avons cherché à y répondre.

 

Emile Chouriet Challenger Deep Blue

Challenger Deep Blue © Emile Chouriet

 

Pourquoi avoir choisi d’explorer plus particulièrement le monde de la plongée ?

Nous avions déjà des chronographes, le dernier en date remonte d’ailleurs à 2013 avec une nouvelle variation de la boîte Léman. Nous voulions donc dévoiler une vraie nouveauté dans nos collections. Cela nous a demandé beaucoup de travail, le grand défi a tourné autour de l’étanchéité de la boîte. 300 mètres, c’est important ! La Challenger Deep a toutes les caractéristiques d’une montre de plongée : une lunette rotative en acier ou en céramique noire ou bleue mosaïque, un cadran noir, bleu ou gris avec des index et des aiguilles luminescents, un bracelet en caoutchouc. Si cette montre plait, il y aura d’autres déclinaisons possibles.

L’autre grande nouveauté réside dans le fait que l’offre dame s’étoffe…

La montre dame, à proprement parler, est pour nous quelque chose de tout à fait nouveau. Jusqu’à présent, nous avons fait beaucoup de paires, avec une montre d’un diamètre plus petit qui pouvait être destinée à une femme. Mais jamais nous n’avions pas développé un modèle à part entière exclusivement pour les femmes. Avec la Fair Lady, qui est proposée en version mécanique ou quartz avec divers sertissages et différentes versions de cadrans, nous sommes totalement dans l’univers des femmes.

 

Emile Chouriet Fair Lady

Fair Lady © Emile Chouriet

 

Quelle est la stratégie de développement de vos modèles ?

Nous sommes à l’écoute des marchés et nous répondons à leurs demandes. Nous avons de nombreux échanges avec les détaillants, ils nous font remonter les besoins des marchés. On réalise des protos, on les montre aux clients et si ça plait, on se lance. Nous sommes très bien implantés sur le marché chinois. Et toute la difficulté réside dans le fait de fabriquer des montres classiques qui plaisent aux Chinois. Et pour cela, c’est assez drôle, mais il faut que ces derniers pensent que ça plait aux Européens !

 

Emile Chouriet Horse of Success

Horse of Success © Emile Chouriet