La diffusion d’un son puissant et clair émanant d’une montre-bracelet dotée d’un mécanisme de répétition minutes reste bien souvent la pierre d’achoppement pour les horlogers. Des centaines de solutions ont été proposées en vue d’améliorer sensiblement la puissance sonore de ces garde-temps dont la mécanique apparait à la toute fin du XVIIe siècle. Pourtant, aucune n’a retenu l’attention de Girard-Perregaux, car pas une ne parvient, dans le même temps, à séduire l’ouïe en diffusant une puissante mélodie et à ravir l’œil en garantissant à son porteur de voir les composants de sonnerie en mouvement.

La Répétition Minutes Tourbillon sous Ponts d’Or est une montre classique présentant, côté face, un Tourbillon sous Ponts d’Or, mais aussi l’essentiel des composants permettant à la complication de répétition minutes de sonner fort et clair. Pour parvenir à pareil résultat, les horlogers ont repensé l’intégralité du calibre manuel, mais également son mode de construction et de fonctionnement.

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© Girard-Perregaux

La solution trouvée par Girard-Perregaux réside dans la translation du verrou traditionnellement placée à 8 heures, sur le flanc gauche de la carrure de boîte. L’action sur cette gâchette permet de réarmer le ressort contenu dans le barillet de répétition minutes. Une fois arrivée en butée, cette pièce d’armement libère le « tout ou rien » - un organe dont le rôle est d’empêcher la sonnerie de se déclencher si l’armement de la gâchette n’est pas complet évitant ainsi une indication acoustique erronée de l’heure. De tous les composants de répétition minutes, seul reste invisible à l’œil mais aussi presque imperceptible à l’oreille, le complexe organe appelé volant inertiel. Destiné à réguler la vitesse de frappe des marteaux, il agit côté fond afin de limiter les émissions sonores, aussi faibles soient-elles, et ainsi garantir les qualités acoustiques de cet instrument de musique horloger.

Dans ces conditions optimales, les composants de la sonnerie arment et libèrent les marteaux afin de leur faire sonner de façon régulière les heures d’abord sur un ton grave, les quarts ensuite par une association d’un ton aigu et d’une note grave et enfin les minutes sur une tonalité aiguë.

Le choix de placer les deux timbres côté face à l’intérieur du tour d’heure réalisé en or 18 carats, et d’y placer les marteaux dont la forme s’inspire de celle des ponts en or brevetés en 1884 permet à l’onde acoustique dotée d’une fréquence calibrée d’avoir une expansion harmonieuse et non pas, comme souvent, contrariée par la présence trop proche de surfaces telles que l’épiderme. Qui plus est, le rapport entre la taille du boîtier et celle du calibre a été soigneusement étudié afin d’offrir, comme c’est le cas pour les instruments de musiques à cordes, le meilleur compromis volumétrique. Mieux encore, l’intérieur du boîtier a été spécialement façonné et terminé afin de limiter les interférences acoustiques qui pourraient se produire. La glace saphir du fond a aussi été travaillée de façon à avoir cette délicate courbure que l’on retrouve sur la plupart des instruments de musique dotés d’une caisse de résonance.

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© Girard-Perregaux

Pour abriter cet exceptionnel mécanisme, Girard-Perregaux a choisi le boîtier rond à la carrure bombée et prolongée par des cornes élancées caractéristiques de ses collections Haute Horlogerie. Sa lunette inclinée permet une large ouverture sur le mouvement et le spectacle du mécanisme de répétition minutes, des marteaux et timbres et du Tourbillon. Les ponts et porte-marques Girard-Perregaux en or et en forme de flèche, signent le pedigree de ce mécanisme aux finitions typiques de la grande tradition de la Maison. Le calibre se dévoile également côté fond avec un troisième pont en or et le logo de la Manufacture gravé sur la platine.

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© Girard-Perregaux

Un bracelet en alligator noir avec boucle déployante triple en or rose apporte la touche finale à la pièce, éditée à 10 exemplaires seulement.