La collection Premier s’enrichit de deux nouvelles références, les Lace 31 mm, qui font la part belle à la dentelle de nacre. Un travail réussi au sein d’une collection qui s’étire dangereusement.
Harry Winston augmente la taille de ses diamants et réduit celle de ses boîtes. Les nouvelles Lace, qui viennent enrichir la collection Premier du joaillier, incarnent ainsi le subtil équilibre de ses gammes horlogères.

Petits diamètres, grande brillance
Il y a deux ans, la direction de la marque avait en effet pris le parti d’accentuer la taille des diamants de ses pièces serties. Objectif : mettre l’accent sur la force historique de la maison. Un exercice difficile, puisqu’à l’augmentation naturelle des carats correspond mécaniquement l’augmentation des tarifs des pièces, une variable que la marque tend dans le même temps à contenir, voire à réduire.

Ces deux nouvelles Lace sont proposées en un diamètre inédit : 31 mm. Un déséquilibre, entre plus gros diamants et plus petits diamètres, aurait pu alors apparaître. Au final, c’est l’effet inverse qui se produit : grâce à la brillance des pierres, l’ouverture des Lace paraît sensiblement plus généreuse qu’un 31 mm, tout en offrant les avantages concrets de ce diamètre, aux premiers rangs desquels la discrétion et le confort.

Le nouveau duo de Lace signé Harry Winston. © Harry Winston

Côté cadran, la maison a tout misé sur la nacre. C’est probablement le modèle en or rose qui offre le spectacle le plus impressionnant : son cadran est constitué de deux niveaux de nacre ciselée au micron, superposés l’un à l’autre. Il n’y aucun point de fixation entre les deux, c’est la pression de la boîte qui exerce seule la retenue des deux découpes.

Variations irisées
La pièce en or gris s’habille d’un cadran de nacre blanche sur un cadran noir soleillé. Ce modèle joue le subtil contraste entre l’éclat blanc des diamants, le gris irisé de la nacre blanche et les reflets de l’or blanc.

Avec sa lunette sertie, la nouvelle Lace s’offre une brillance jusque là réservée à des pièces à ouverture beaucoup plus large. © Harry Winston

Le modèle en or rose soutient une palette chromatique beaucoup plus riche, allant des tons rouge de l’or au blanc des diamants, via les reflets bleu, vert et rose du fond de cadran en nacre de Tahiti. Ici s’exprime l’intérêt de la démarche d’Harry Winston : révéler toutes les nuances d’une matière, jouer sur ses couleurs. Le visage de la Lace ne sera jamais le même selon la lumière. Les motifs, quant à eux, sont une libre création de la marque dont la complexité ne lassera jamais.

En offrant deux niveaux de nacre superposés, de deux couleurs différentes, Harry Winston magnifie la beauté de la matière. © Harry Winston

Une collection très étendue
Côté mouvement, la Lace 31 mm est animée par un calibre à quartz, base ETA. La maison ne cache pas sa volonté de remonter le nombre de références à mouvement mécanique au sein d’une collection qui, pour le moment, affiche une relative parité.

Reste la cohérence de l’ensemble, qui ne comporte pas moins de 42 modèles à l’heure actuelle. C’est la collection la plus fournie chez Harry Winston. Certains modèles sont clairement orientés vers les métiers d’art, d’autres affichent une personnalité plus retenue, voire conventionnelle. L’unité de cette famille nombreuse reste toutefois assurée par la géométrie de la boîte, avec ses trois arches, à midi et six heures, qui viennent arrimer le bracelet.