Déclinée en douze pièces uniques ponctuées chacune de détails différents, la montre Slim d’Hermès Koma Kurabé reproduit sur son cadran de porcelaine cette course hippique organisée une fois par an dans le Sanctuaire Kamigamo (édifié en 678) à Kyoto. La foule venue de tous horizons y afflue aujourd’hui encore afin de prier pour la paix et de bonnes récoltes, tout en profitant du spectacle hippique et de la belle journée de printemps.

Véritable invitation au voyage, cette montre d’exception associe pour la première fois en horlogerie la porcelaine française et l’art de la peinture japonaise Aka-é, révélé sous le pinceau du maître Buzan Fukushima.Tout commence près de Paris, dans la manufacture de Sèvres, haut-lieu de la porcelaine en Europe depuis près de trois siècles.

Slim d'Hermès Koma Kurabe

Slim d'Hermès Koma Kurabe. © Hermès

L’artisan coule la barbotine – porcelaine tendre liquide – sur une plaque de plâtre qui en absorbera l’eau pour ne garder que l’argile. La pâte ainsi prise est découpée aux dimensions souhaitées sur un support métallique, avant un séchage de plusieurs jours. Puis vient la première cuisson dite « de biscuit », suivie d’un polissage complet pour éliminer tout défaut éventuel. Place ensuite aux délicates opérations d’émaillage, qui requerront 4 à 6 applications de fines couches de matière incolore, et autant de cuissons. Les plaquettes sont alors suspendues dans le four, grâce aux perforations préalablement pratiquées dans leur rebord, puis découpées et affinées en cadrans.

La porcelaine deviendra ensuite oeuvre d’art sous les doigts virtuoses de Maître Buzan Fukushima, l’un des rares artisans à pratiquer encore la technique de l’Aka-é qui connut son âge d’or au 19e siècle au Japon. Véritable légende de cette peinture traditionnelle sur porcelaine de Kutani, dans la Préfecture d’Ishikawa, le maître fait naître du bout de son pinceau un camaïeu de rouge et d’ocre, sur lequel il dépose une couche d’or pour finaliser son oeuvre. Trois cuissons sont nécessaires pour fixer le motif de cette scène.

Slim d'Hermès Koma Kurabe

Maître Buzan Fukushima au travail. © Hermès

Dotée d'un mouvement mécanique à remontage automatique, la Slim d'Hermès Koma Kurabe est proposée dans un boitier rond en or gris de 39. 5 mm de diamètre. L'ensemble est complété par un bracelet en alligator mat havane et une boucle ardillon en or gris.