Sur les 12 propriétaires de RC44 réunis à Cascais (Portugal) pour cinq jours de régate entre gentlemen, 11 sont milliardaires. Cette série de bateaux monotypes de 44 pieds (environ 13 mètres) a été créée par le multiple vainqueur de l’America’s Cup Russell Coutts, d’où leur nom RC44. Leur circuit permet à leurs propriétaires et leurs équipages d’élite de naviguer cette année à Cascais, Malte, Porto Cervo ou encore dans les Iles Vierges Britanniques. Et à HYT d’y faire flotter son jaune fluo tout en y invitant ses clients, partenaires ou représentants des médias. Le spectacle est grandiose, et les VIP sont même invités à monter à bord des bolides inspirés des monocoques de l’America’s  Cup lorsque les conditions de vent restent raisonnables. Par exemple avec Torbjörn Törnqvist, co-fondateur de Gunvor, passionné de voile, également à la tête du challenger suédois Artémis pour la 35e America’s Cup. Pour cette série de voiliers de compétition et leurs propriétaires milliardaires que rencontre Vincent Perriard sur ces événements, HYT a créé une série limitée de 22 pièces, la H1 Air RC44. Le CEO de HYT les tient informés sur les projets de la marque, ces leaders d’opinion à audience globale pouvant se révéler être de solides appuis.

La montre H1 Air RC44. © Paul O'Neil/WorldTempus

Dans le sillage d’Alinghi
Autre type de voilier, autre milliardaire, même chronométreur officiel : HYT sponsorise également Alinghi en Suisse, terre natale. « Tout le monde connaît Alinghi » s’enthousiasme Vincent Perriard, « ce qui apporte à HYT une grande crédibilité. Ernesto Bertarelli n’aurait pas associé Alinghi à HYT s’il n’avait pas estimé que nos équipes et nos produits étaient intéressants. Ce n’était bien sûr pas une question d’argent mais de feeling. Nous nous sommes rencontrés à Gstaad et il a trouvé le concept génial ! » savoure Vincent Perriard. Cette notoriété concerne aussi bien le grand public que le réseau de détaillants HYT du monde entier, qui a suivi l’épopée Alinghi dans l’America’s Cup avec Audemars Piguet, puis Hublot. Ce qui fait dire au bouillonnant dirigeant de HYT que ses trois lettres s’inscrivent dès lors dans cette saga de marques à succès.

Creux de la vague ?
A propos de la conjoncture défavorable à l’industrie horlogère depuis quelque temps, Vincent Perriard se montre optimiste en se référant aux périodes passées : « on voit dans les statistiques de vente de la Fédération horlogère suisse que les ventes doublent tous les dix ans, et qu’un tassement s’effectue tous les cinq ans pendant 18 à 24 mois. J’espère que nous nous trouvons dans le creux de la vague et que l’hiver verra l’essor se reformer ». Le CEO de HYT affirme continuer à beaucoup investir en R&D, et promet un nouveau jalon technologique synonyme de lumière pour la mi-octobre. Que les aficionados des horlogers hydromécaniques se rassurent, cette innovation ne sera réservée ni aux régatiers, ni aux milliardaires.

Vincent Perriard. © Stéphane de Bourgies