Il y a des marques dont on peut visualiser la trajectoire. Au pire, la deviner. Une chose est sure : les Ateliers Louis Moinet n’appartiennent pas à cette catégorie.

Chaque Baselworld ouvre un nouveau monde pour la jeune marque indépendante. On reconnaît toujours sa signature esthétique, sa maîtrise technique, mais sans jamais savoir dans quelle orientation tout cela sera mis en mouvement.

En 2014, Louis Moinet va d’abord imprimer ce mouvement vers New York et Doha. C’est l’emblématique Mecanograph qui a été choisi pour recevoir un cadran unique reprenant les lignes et courbes de ces grandes métropoles.

Pour la première, l’élément central est One World Trade Center, le plus grand gratte-ciel du pays avec ses 541 mètres. Il a été choisi car il symbolise le renouveau de New York. On reconnaît d’autres gratte-ciels emblématiques, tels le Chrysler Building et l’Empire State Building, qui ont tous deux été les plus grands du monde lors de leur construction en 1930. Le fameux pont de Brooklyn, qui date de 1883 et enjambe l’East River, est également représenté en arrière-plan, sous une nuit étoilée d’un bleu profond. Cette gravure urbaine demande, à elle seule, plus de 20 heures de travail manuel. Elle s’ouvre à 1h pour laisser apparaître un fragment de météorite, l’une des particularités de la maison. Le mouvement automatique exécuté par Concepto offre deux aiguilles et une petite seconde, dont l’ouverture laisse également apparaître l’échappement.

 

Louis Moinet Mecanograph « New-York »

Mecanograph « New-York » © Louis Moinet

 

Inspirations orientales

Tous ces éléments sont repris pour la pièce hommage à Doha, capital du Qatar. Là aussi, la pièce sera éditée en deux séries limitées de 60 pièces chacune, en or rose ou titane. Et, faut-il le préciser, la météorite « New York » cède ici sa place à la «Qatar 001» !

« A l’avenir, d’autres métropoles seront représentées. L’idée de la ligne CITY est de proposer un voyage poétique dans le monde moderne et ses cités les plus emblématiques », souligne Jean-Marie Schaller, CEO des Ateliers Louis Moinet.

 

Louis Moinet Mecanograph « Doha »

Mecanograph « Doha » © Louis Moinet

 

Dans le même parfum oriental, Louis Moinet présente l’Astrolabe Tourbillon. Le mot astrolabe vient du grec astrolabos, qui signifie « instrument pour prendre la hauteur des astres ». C’est une double projection plane qui permet de représenter le mouvement des astres sur la voûte céleste. Son invention est attribuée au savant grec Hipparque (- 190 à -120). Son utilisation courante s’est répandue sous la férule des astronomes arabes, dès le VIIIe siècle.

L’origine de cette pièce est personnelle au CEO des Ateliers Louis Moinet, Jean-Marie Schaller. Souhaitant se procurer l’un de ces astrolabes, il est entré en relation avec Martin Brunold, probablement le seul fabricant d’astrolabes de qualité à travers le monde. Ensemble, ils ont réalisé une série de 12 pièces « Al Sarraj », conformes au modèle fabriqué par Ahmad Ibn Al-Sarraj au XIVe siècle, considéré comme l’un des développements astronomiques le plus avancé dans le monde islamique. L’Astrolabe sera livré avec un garde-temps de la manufacture, un tourbillon mécanique de 47 mm en or gris, reprenant l’esthétique de l’Al Sarraj.

 

Louis Moinet Astrolabe

Astrolabe © Louis Moinet

 

« L’astrolabe est un exceptionnel objet de collection, quasi unique au monde. Le Tourbillon Astrolabe reproduit la fonction de l’astrolabe de l’époque : donner l’heure de manière fidèle, le jour comme la nuit. Hommage au génie humain à travers le monde, le Tourbillon mécanique Astrolabe est entièrement réalisé de manière artisanale et assemblé à la main, dans le même esprit poétique que la réalisation d’Ibn Al-Sarraj », indique Jean-Marie Schaller.

Saut intercontinental

Lorsque l’on dit que Louis Moinet est une marque imprévisible, on le remarque une nouvelle fois à Bale avec une troisième pièce hommage au...Dragon ! Sans frontière, Louis Moinet bascule donc sur le continent asiatique pour une nouvelle montre d’art en édition limitée de 12 pièces.

 

Louis Moinet Tourbillon Dragon

Tourbillon Dragon © Louis Moinet

 

Plus de 50 heures de gravure à la main ont été nécessaires pour donner vie à l’animal mythique, qui vient se lover autour d’un tourbillon à 6h et du ressort de barillet à midi. Il forme ainsi le chiffre de la chance, le 8. Ses yeux sont de rubis, donnant un savoureux contraste avec les rubis, eux synthétiques, du mouvement manuel offert dans une boîte de 47 mm.