Contrairement à un tourbillon conventionnel, l’ExoTourbillon de Montblanc libère le balancier à vis du poids de la cage tournante. Et, plutôt que de proposer un simple chronographe, il comprend un chronographe à rattrapante avec deux roues à colonnes et une double pince classique.

Côté design, le cadran de type régulateur se présente sous l’apparence d’un théâtre tridimensionnel, en or massif et émail grand feu, inséré dans un boîtier en or blanc 18 carats. Le nouveau venu de la collection Montblanc Villeret 1858 affiche l’heure d’un second fuseau horaire et comprend également une indication jour/nuit.

Les chronographes à rattrapante entrent dans la sphère prestigieuse des grandes complications. Une extraordinaire complexité technique et des composants dont le nombre est plus élevé de 70 % par rapport à un mécanisme conventionnel de chronographe sont nécessaires pour leur permettre de mener à bien la mission particulièrement délicate qui consiste à immobiliser temporairement l’aiguille de rattrapante pour faciliter la lecture d’un laps de temps intermédiaire sans toutefois interrompre la mesure en cours réalisée par la première aiguille du chronographe. À cet égard, les pièces en acier d’une extrême minceur exigent une très grande habileté des horlogers quant à leur fabrication, leur montage et leur assemblage.

Le résultat se présente sous la forme d’un mouvement de chronographe à rattrapante qui, sous chacun de ses aspects, suscitera l'admiration des connaisseurs horlogers. On peut suivre le déroulement des fonctions du chronographe à travers le fond en verre saphir: la roue à colonnes du chronographe (qui commande la fonction de base), la roue à colonnes de la rattrapante (qui ouvre et referme les pinces de la roue de rattrapante), les leviers en acier anglés à la main (qui transmettent les impulsions données par l’actionnement des poussoirs aux roues à colonnes, à l’embrayage à la roue dentée, aux coeurs de remise à zéro et aux pinces qui font office de frein). D'élégants ressorts arqués en acier maintiennent fermement les pinces sur l’aiguille de la rattrapante au moment où le poussoir de la rattrapante à 2 heures est actionné afin de consulter un temps intermédiaire. La prochaine activation du poussoir provoquera l’écartement des pinces de la rattrapante tandis que la roue de la rattrapante sera automatiquement coordonnée avec la roue de chronographe. Côté cadran, cette opération entraînera la superposition des aiguilles du chronographe et de la rattrapante, qui effectueront dorénavant leurs révolutions en parfaite harmonie.
 

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Collection Villeret 1858 ExoTourbillon Rattrapante © Montblanc

 

L’ExoTourbillon breveté de Montblanc
L’élan de l’innovation permet de développer des solutions inédites sont les composants indissociables de la tradition horlogère suisse pour Montblanc à Villeret. Ces qualités se retrouvent dans l’ExoTourbillon Chronographe breveté de la Collection Villeret 1858, doté du mécanisme ingénieux de tourbillon que Montblanc a optimisé et rendu encore plus attrayant. Le préfixe « exo » provient du grec ancien et signifie à l’extérieur.

Pour l’ExoTourbillon de la collection Montblanc Villeret 1858, ce concept recèle une double signification. D’une part, la cage tournante et l’échappement sont situés à l’extérieur de la platine du mouvement, presque à côté du rouage, tandis que, de l’autre, le balancier est situé à l’extérieur de la cage tournante et décrit ses oscillations sur un plan entièrement différent. Cette disposition spécifique confère de considérables atouts aux garde-temps de la collection Villeret 1858. Ils possèdent des balanciers particulièrement grands et massifs qui auraient exigé une cage encore plus grande dans une construction conventionnelle de tourbillon. A l’inverse cependant, l’ExoTourbillon possède une cage avec un diamètre plus petit que celui du balancier à vis, qui décrit ses évolutions au-dessus de celle-ci.

Alors que le balancier est fixé entre deux ponts, dont le pont supérieur se présente comme une forme de boucle qui évoque le huit horizontal utilisé pour symboliser l’infini, le tourbillon tourne pour sa part dans un palier à deux points, situé au pied de son axe.

Une autre exclusivité de l’ExoTourbillon est représentée par une vitesse de rotation de quatre minutes par révolution, tandis que la plupart des autres tourbillons se conforment à la règle d’une révolution par minute. Ce ralentissement accroît notablement le plaisir de l’observateur et exige une quantité d’énergie moindre du barillet tout en assurant le même effet de compensation que les tourbillons plus rapides. Le spiral avec courbe terminale Phillips oscille à la fréquence traditionnelle de 18’000 alternances par heure (2,5 hertz) et permet ainsi de procéder à des mesures avec une précision d’un cinquième de seconde.

La vitesse réduite de 75 % du tourbillon économise une grande part d’énergie. La petite cage tournante se distingue par une masse moins importante qui requiert ainsi une énergie moindre pour accomplir son mouvement de rotation. En outre, le balancier est libéré du poids de la cage, une circonstance qui entraîne une réduction complémentaire des dépenses en énergie. Par rapport à des constructions conventionnelles, le gain en énergie dépasse 30 %, au bénéfice du mécanisme de la rattrapante. Un autre avantage essentiel d’un balancier disposé hors de la cage tournante réside dans la constance de ses amplitudes, car il n’est pas soumis à l’influence exercée par l’inertie de la cage.

La précision des mesures globales de l’ExoTourbillon doté d’une fonction chronographe est désormais associée à une fonction perfectionnée de rattrapante qui permet des mesures intermédiaires grâce un mécanisme breveté particulièrement économe en énergie.

 

Régulateur avec deuxième fuseau horaire et indication jour/nuit
Sur le nouvel ExoTourbillon Rattrapante, l’heure habituelle est affichée selon la répartition en usage sur les anciens régulateurs où le devant de la scène appartient à l’aiguille des minutes alors que l’aiguille des heures apparaît dans un cadran subsidiaire de taille réduite à 6 heures. Cette disposition constitue un hommage aux régulateurs d’autrefois, aussi volumineux que des armoires, qui trônèrent pendant plus de deux cents ans dans les capitaineries des ports importants, les ateliers des manufactures horlogères et les ministères des grandes puissances historiques. Sur le nouveau chronographe à rattrapante ExoTourbillon, cet affichage se complète d’un second fuseau horaire. À cet effet, le cadran des heures à 6 heures comporte deux aiguilles. Celle située sur le dessus, squelettée, sert à l’indication de l’heure locale alors que l’aiguille bleuie disposée au-dessous conserve l’heure de référence.

Quand le propriétaire de la montre séjourne dans son lieu de résidence habituel, les deux aiguilles se superposent entièrement. Lors d’un changement de fuseau horaire, l’aiguille de l’heure locale peut être réglée par sauts d’une heure à l’aide du poussoir situé à 8 heures. Sur la droite du cadran des heures, figure l’indication jour/nuit dont l’échelle 24 heures permet de constater immédiatement s’il fait jour ou nuit noire à notre lieu de domicile.

 

La scène de la Haute Horlogerie
Le cadran partiellement ouvert de l`ExoTourbillon Rattrapante et le fond transparent recouvert d’un verre saphir permet une vision transversale au sens littéral du terme. Le cadran régulateur se présente sous la forme d’une construction composée de plusieurs éléments en or massif. La surface de fond est rhodiée et arbore une finition grenée. La zone qui entoure le tourbillon est légèrement creusée et s’entoure d’un rehaut qui comporte une échelle extrêmement lisible des subdivisions des cinquièmes de seconde pour le chronographe et indique simultanément les minutes permanentes. Toutes les autres échelles sont composées d’appliques en émail grand feu sur or : à 9 heures la seconde permanente ; à 3 heures le compteur 30 minutes du chronographe et à 6 heures l’indication en deux parties pour les heures des deux fuseaux horaires accompagnée de l’indication 24 heures coordonnée avec le lieu de résidence habituel. L’émail grand feu appartient aux techniques décoratives les plus anciennes et les plus exigeantes utilisées pour orner les montres haut-de-gamme. C’est également l’ornementation la plus durable, qui conserve son éclat et ses couleurs pendant plusieurs centaines d’années.

L'ExoTourbillon Rattrapante de la collection Montblanc Villeret 1858 est uniquement disponible dans une édition strictement limitée de 18 exemplaires en or blanc 18 carats.

Le boîtier en or avec un diamètre de 47 mm arbore un poli spéculaire et est surmonté d’un verre saphir fortement bombé dont les flancs de forme chevée harmonisent de manière idéale aux contours du boîtier. Le fond vissé se présente comme une vitrine en verre saphir qui offre au regard la mécanique du chronographe avec fonction additionnelle de rattrapante. La roue à colonnes du chronographe est visible dans le rouage à 6 heures, la roue à colonnes de la rattrapante à proximité de son poussoir et, entre les deux, les leviers d’embrayage, de frein et du coeur ainsi que les pinces de la rattrapante aux ressorts arqués, qui se distinguent par leur silhouette élégante, leurs bords anglés, leurs surfaces brossées et leurs flancs étirés. Les ponts sont ornés de côtes de Genève.

La montre s’accompagne d’un bracelet en alligator noir, doté d’une boucle ardillon en or blanc 18 carats.