Le premier chronographe breveté par Nicolas Rieussec en 1821 a servi de source d’inspiration aux horlogers de Montblanc pour créer la collection de montres Nicolas Rieussec dotées de mouvements manufacture.

Elles se caractérisent par un tour d’heures décentré disposé dans la moitié supérieure du cadran alors que la partie inférieure est réservée aux indications du chronographe. Comme sur le modèle original de 1821, les deux disques tournants du chronographe sont surmontés d’une aiguille fixe qui affiche les minutes et les secondes qui se sont écoulées depuis le début de la mesure.

L’horloger de la cour royale française Nicolas Rieussec avait développé cette construction afin de mesurer précisément les temps de parcours des différents chevaux engagés dans une course hippique. Son chronographe à encre breveté était enclenché au signal du départ. Il mettait en mouvement les deux disques émaillés blancs disposés horizontalement – le premier subdivisé en soixante secondes alors que le second totalisait 30 minutes. À chaque fois qu’un cheval passait la ligne d’arrivée, l’actionnement du poussoir abaissait un long support à encre en forme de losange qui déposait de petites gouttes d’encre. Les marques laissées sur les échelles des disques du chronographe permettaient de consulter exactement les temps de parcours. Pour ce premier instrument qui était un chronographe au sens littéral du mot – du grec « chronos » pour temps et « graphein » pour l’écriture – Nicolas Rieussec reçut en 1822 un brevet de l’Académie française des sciences et entra dans l’histoire au titre d’inventeur du premier chronographe breveté.

Par ses couleurs et la forme des aiguilles, le chronographe Montblanc « Homage to Nicolas Rieussec » reprend fidèlement l’apparence du modèle original tout en la transposant à notre époque contemporaine en recourant à des matériaux et à une technique d’avant-garde. Il affiche la date, un second fuseau horaire et une indication jour/nuit.

 

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Homage to Nicolas Rieussec, réf. 111592, or rouge. © Montblanc

 

Caractéristiques traditionnelles et design novateur
Pour la première fois, l’aiguille du chronographe adopte la forme d’un double index. Les deux pointes d’un losange allongé en métal bleui à la disposition horizontale indiquent de chaque côté les échelles des deux disques tournants. Cet index possède le même profil que les supports à encre dont était muni le chronographe de 1821. Les deux disques laqués blancs – à gauche, le totalisateur 60 secondes et à droite le compteur 30 minutes – sont également inspirés de l’instrument de mesure original, de même que l’échelle des minutes avec avec ses fins traits noirs et ses chiffres arabes à chaque dizaine.

Cependant, la particularité de ce tour d’heures se révèle à la nuit tombée. Les chiffres des heures deviennent visibles dans l’obscurité grâce à une technique utilisée pour la première fois sur un cadran de montre: le tour d’heures est confectionné à l’aide d’une céramique hybride ultramoderne qui incorpore des pigments de Superluminova. À la clarté du jour, ces chiffres demeurent imperceptibles, car ils sont de la même couleur que la bague dans laquelle ils sont intégrés. Toutefois, dès que la lumière décline, les chiffres constitués de pigments luminescents ainsi que les aiguilles des heures et des minutes, également revêtues de Superluminova, apparaissent avec une lisibilité parfaite. Deux fenêtres au fin dégradé satiné permettent de consulter la date à 3 heures et une indication jour/nuit finement guillochée à 9 heures. Pour sa part, le deuxième fuseau horaire est indiqué par une aiguille des heures squelettée.

 

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Les chiffres des heures deviennent visibles dans l’obscurité. © Montblanc

 

Un chronographe monopoussoir animé par un calibre manufacture
La montre est animée par le calibre manufacture MB R200 à remontage automatique. Il conjugue l’artisanat traditionnel horloger aux recherches techniques de pointe. Une roue à colonnes méticuleusement fraisée permet de connecter la rouage du mouvement au mécanisme du chronographe monopoussoir par l’entremise d’un embrayage vertical qui fonctionne quasiment sans usure et empêche le saut redouté de l’aiguille des secondes lors de l’enclenchement du chronographe. Le double barillet assure une autonomie de marche de 72 heures. Les composants anglés et polis sont décorés de Côtes de Genève. Des rubis à la chaude nuance rouge, les vis bleuies et les roues en laiton à la brillance dorée complètent l’apparence de ce mécanisme raffiné qui se dévoile au regard à travers le fond en verre saphir.

 

Un boîtier parfaitement fonctionnel
Le cadran est protégé par un verre saphir bombé et traité antireflet des deux côtés. Le mouvement est inséré dans un boîtier rond en or rouge 18 carats. Ses cornes réalisées en dégradé sont légèrement inclinées vers le bas afin que la montre au diamètre de 43 millimètres épouse parfaitement le galbe du poignet. L’emplacement inhabituel du poussoir du chronographe à 8 heures révèle aux connaisseurs horlogers la noble nature de ce garde-temps à un seul poussoir qui peut être aisément piloté avec le pouce. La couronne en or rouge cannelée s’orne de l’emblème noir et blanc en relief de Montblanc. Le bracelet en alligator comprend une boucle ardillon en or 18 carats et se marie parfaitement avec la forme ronde du boiter grâce ses attaches incurvées.

Le chronographe Montblanc « Homage to Nicolas Rieussec » sera disponible dès l’automne 2014 au prix de 26’900 euros dans une édition limitée de 193 exemplaires en or rouge, un hommage supplémentaire à Nicolas Rieussec dont le premier chronographe breveté a vu le jour il y a 193 ans. Il est également disponible en acier inoxydable avec bracelet en alligator noir dans une édition limitée de 565 pièces.

 

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Version en acier inoxydable. © Montblanc