La fonction chronographe brevetée du Montblanc TimeWalker Chronograph 100 permet de mesurer de brefs intervalles de temps avec une précision d’un centième de seconde. À cet effet, ce garde-temps recourt à des compétences développées il y a près de cent ans par la maison Minerva. C’est en effet en 1916 que Minerva, l’ancêtre de la manufacture Montblanc de Villeret, a dévoilé le premier chronographe capable de chronométrer des temps avec une exactitude d’un centième de seconde. Dans une version ultérieure, ce modèle révolutionnaire était doté d’une aiguille chronographe qui décrivait un tour complet par seconde. C’est le même principe que Montblanc reprend dans le TimeWalker Chronograph 100, animé par le nouveau calibre MB M66.25.

Ce calibre manufacture est inséré dans un boîtier high-tech conçu à partir de matériaux d’avant-garde qui sont notamment utilisés dans la compétition automobile.

 

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Montblanc TimeWalker Chronograph 100. © Montblanc

 

Un mouvement à deux coeurs
Pour chronométrer de brefs intervalles de temps avec une précision d’un centième de seconde, il convient de disposer d’un balancier qui oscille à 360’000 alternances par heure (50 hertz). Sur les chronographes habituels, les indications horaires et la mesure des temps sont pilotées par un seul balancier. Les fonctions d’enclenchement et de déclenchement du chronographe provoquent successivement le couplage et le découplage entre le mouvement de la montre et le mécanisme du chronographe.

Cependant, avec sa fréquence de 360’000 alternances par heure, le Montblanc TimeWalker Chronograph 100 ne peut fonctionner selon les principes mécaniques d'un calibre chronographe habituel, dont la fréquence est généralement de 2,5 à 4 hertz. Ainsi les horlogers de Montblanc se sont tournés vers une solution à deux balanciers. Le premier est un grand balancier à vis qui décrit 18’000 alternances à l’heure (2,5 Hz) et veille à la marche précise de la montre alors que la fonction chronographe est assurée par un second balancier à la fréquence très élevée de 360’000 alternances par heure (50 Hz).

Le balancier autonome du chronographe n’accomplit pas ses oscillations de manière permanente. Il n'est en effet mis en mouvement qu’au moment de l’enclenchement du chronographe commandé par une lamelle d’acier appelée « fouet », située latéralement à l’arrière de la pointe en forme de flèche de la bascule de fouet. À son tour, le déclenchement du chronographe provoque l’arrêt du petit balancier de 50 hertz jusqu’au début de la prochaine mesure.

De ce fait, la fonction chronographe dispose de son propre barillet, qui possède une réserve d’énergie suffisante pour effectuer des mesures d’une durée de 45 minutes. Toutefois, elle peut être prolongée à loisir pendant le chronométrage d’un intervalle de temps par la rotation dans le sens antihoraire de la couronne de remontage qui alimente le barillet en énergie. Pour sa part, le mouvement de la montre prélève l’énergie requise pour la mesure et l’affichage des indications horaires d’un second barillet qui assure au garde-temps une autonomie de marche d’une centaine d’heures.

 

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Calibre MB-M66 © Montblanc

 

La commande brevetée du chronographe
Le TimeWalker Chronograph 100 est doté de deux mécanismes de remise à zéro, l’un pour les minutes et les secondes du chronographe, l’autre pour les centièmes de seconde. La manufacture Montblanc de Villeret a mis au point un mécanisme breveté composé d’une commande innovante fondée sur une roue de chronographe et d’un dispositif de remise à zéro pour l’aiguille au centre des centièmes de seconde. Une roue à colonnes qui comprend deux niveaux fonctionnels distincts: une pour l’enclenchement et le déclenchement du chronographe l'autre est réservé à la remise à zéro des compteurs. La roue possède quatre colonnes étroites et quatre colonnes larges entre lesquelles s’étendent des zones d’engagement plus hautes et plus profondes. Les parties plus élevées commandent la bascule du chronographe dotée d’un fouet sur sa pointe en forme de flèche qui permet d’enclencher ou de déclencher le balancier finement denté à la fréquence de 50 hertz.

Au début de la mesure, pilotée par la roue à colonnes, la bascule de fouet effectue un va-et-vient rapide permettant le lancement du balancier qui commence immédiatement à osciller au rythme de 360’000 alternances par heure.

À la fin de la mesure, la bascule de fouet est ramenée par la roue à colonnes contre le balancier du chronographe. Cette action permet au fouet d’appuyer contre la serge du balancier et de provoquer l’arrêt du balancier et des aiguilles du chronographe. Le niveau plus profond de la roue à colonnes pilote le marteau de minutes qui tombe sur le coeur et permet ainsi la remise à zéro des aiguilles du compteur 15 minutes. Ce premier marteau est associé à un deuxième marteau qui tombe également sur le coeur de secondes et permet la remise à zéro de l’aiguille du compteur 60 secondes.

La remise à zéro de l’aiguille des centièmes de seconde se produit en revanche de manière inédite. La roue des centièmes supporte un disque muni d’un ergot. Tant qu’une mesure est en cours, le marteau de secondes éloigne de cet ergot une petite bascule munie d’un crochet en forme de flèche. Lorsque le chronographe est remis à zéro à l’issue de la mesure, le marteau de secondes libère la bascule qui est pressée par un ressort sur le disque doté d’un ergot. L’aiguille des centièmes de secondes est à nouveau libérée et peut ainsi compléter le tour commencé jusqu’à parvenir à la position zéro. C’est là qu’elle sera arrêtée, car l’ergot de son disque de remise à zéro est désormais immobilisé par le crochet de la bascule en forme de flèche.

 

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TimeWalker Chronograph 100. © Montblanc

 

Fabrication horlogère traditionnelle
Si la construction du mouvement accorde une large place à l'innovation, les méthodes de fabrication respectent quant à elles la plus rigoureuse tradition horlogère. La Manufacture Montblanc à Villeret est en effet l’une des rares manufactures où l’ensemble de ces compétences ancestrales sont encore pratiquées.

La platine, les ponts et les pièces en acier sont confectionnés dans un méticuleux travail manuel. Leurs surfaces sont perlées et décorées de côtes de Genève. Leurs bords sont anglés à la main avant d’être polis alors que leurs flancs sont étirés. Les spiraux sont comptés à la main et à l’oeil nu. La « mise en fonction » du chronographe est aussi le fruit de minutieuses opérations. À cet effet, les surfaces fonctionnelles de toutes les bascules et de tous les leviers sont polies les unes par rapport aux autres avec une précision au centième de millimètre alors que les palettes de rubis sont exactement ajustées à l’ancre.

 

Un boîtier en matériaux high-tech
Le boîtier en trois parties est conçu à partir de plusieurs matériaux high-tech. La lunette en titane comprend un revêtement en DLC (Diamond-Like Carbon) noir à la résistance exceptionnelle. Le fond vissé en titane est muni d’une ouverture en verre saphir alors que la carrure, aussi en titane, est entourée de fibres de carbone.

Afin de réaliser cette dernière étape, Montblanc recourt à un cocon à la fabrication particulièrement complexe car il est dépourvu de toute jointure, plutôt que de se contenter de coller une enveloppe en fibres de carbone sur la carrure. Le cocon se compose de plusieurs dizaines de couches de fibres de carbone disposées perpendiculairement les unes par rapport aux autres. Elles sont ensuite intimement liées avec de la résine par la chaleur et sous une pression d’une dizaine de tonnes. Le résultat de ces opérations prend la forme d’un bloc compact de fibres de carbone, à partir duquel le cocon du boîtier est usiné de manière verticale en une seule pièce avant d’être appliqué sur la carrure en titane.

Grâce à ce procédé, ce dernier ne présente pas uniquement la surface régulière habituelle aux fibres de carbone, mais un motif spécifique de lignes horizontales. L’étroite association entre le titane et les fibres de carbone qui défient le temps dote le boîtier d’une résistance élevée pour un poids minime et offre une protection optimale au précieux mécanisme du chronographe. La carrure est parcourue de deux brancards en titane squelettés qui affiche le look caractéristique des cornes de la collection TimeWalker.

Également réalisée en titane, la grande couronne ornée de l’emblème Montblanc en incrustation de nacre possède des cannelures croisées afin de faciliter le remontage qui intervient dans deux directions : dans le sens horaire pour l’indication de l’heure et dans le sens antihoraire pour la fonction chronographe. En référence au compteur Minerva de 1916, le poussoir du chronographe de la Montblanc TimeWalker Chronograph 100 est situé à 12 heures.

Le réhaut satiné du cadran porte l’échelle des centièmes de seconde avec le nombre rouge 100 à 12 heures.

Le cadran transparent en verre saphir dévoile le nouveau calibre manufacture MB M66.25. On observe à 12 heures le mouvement de la roue à colonnes pas-à-pas qui grâce à sa denture en dent de loup pivote à chaque pression du poussoir, ainsi que les éléments du mécanisme de remontage bidirectionnel à 3 heures.

L’heure et les minutes se lisent sur un tour d’heures intégré gris anthracite. Il s’interrompt à 6 heures pour laisser place aux compteurs 60 secondes et 15 minutes du chronographe ainsi qu’à 9 heures pour afficher la seconde permanente qui prend la forme d’un disque en verre saphir muni d’une échelle imprimée.

Comme sur tous les chronographes de la ligne TimeWalker, les aiguilles des heures et des minutes sont de forme lancette et sont dotées d’un revêtement Superluminova. L’importance accordée à la fonction chronographe est clairement mise en évidence par l’échelle des centièmes de seconde et les compteurs 60 secondes et 15 minutes. Fabriquée en aluminium ultraléger, la grande aiguille des secondes au centre laquée rouge accomplit un tour complet à chaque seconde et indique le résultat d’une mesure au centième de seconde près. Entièrement transparent, le compteur à 6 heures en verre saphir intègre deux échelles concentriques avec deux aiguilles lancette distinctes : à l’extérieur le compteur 60 secondes avec des chiffres arabes et une longue aiguille noire, à l’intérieur le compteur 15 minutes avec une aiguille rouge plus courte.

 

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© Montblanc

 

Le fond en titane vissé comprend une ouverture en verre saphir inrayable qui dévoile la complexité du mouvement aux décorations prestigieuses.

La montre est dotée d’un bracelet en alligator noir à grandes écailles avec une surpiqûre contrastée et une boucle ardillon en titane.

Elle sera édité dans une série limitée de 100 exemplaires, qui sera disponible au prix de 50’000 euros dès l’automne 2014.