Entre le premier vol motorisé des frères Wright, le 17 décembre 1903, et la première traversée de l’Atlantique par Charles Lindbergh, en 1927, il ne s’est écoulé que 24 ans.
A la même époque, l’horlogerie a également connu une évolution capitale, lorsqu’en l’espace de deux décennies, les montres sont passées des poches de gilet aux poignets. Il existe un autre point commun entre les aviateurs et les horlogers: comme l’avait fait la marine à partir du XVIIIe siècle, l’aviation utilisa, elle aussi, la montre comme instrument de navigation. Sur une idée de Philip van Horn Weems, complétée par des suggestions de Charles Lindbergh, on inventa la «montre à angle horaire». Utilisé en conjonction avec un sextant et un signal radio, cet instrument permettait de calculer sa position. Patek Philippe développa deux exemplaires de ces montres-bracelets à angle horaire, également appelées sidéromètres, qui figurent tous deux dans les collections du Patek Philippe Museum.

Plutôt qu’une montre à angle horaire, devenue obsolète avec la navigation au GPS, Patek Philippe a choici créé avec la Calatrava Pilot Travel Time référence 5524 un garde-temps doté d’un second fuseau horaire.

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La Calatrava Pilot Travel Time référence 5524 est une montre résolument masculine qui rend un double hommage à la conquête des airs et à celle des poignets par la montre-bracelet. © Patek Philippe

La manufacture a développé dans les années 1930 ses premières montres à «Heure Universelle». En 1959, elle a obtenu le premier brevet pour le mécanisme Travel Time, entré depuis lors dans la légende. Patek Philippe a amené son mécanisme de double fuseau horaire à un nouveau degré de perfection en 1996. Lorsqu’on avance ou recule l’aiguille de l’heure locale par crans d’une heure, un système d’isolateur déconnecte le mécanisme de fuseaux horaires du mouvement de base. Résultat: ces manipulations n’ont aucune influence, via le rouage, sur l’amplitude du balancier ou la régularité de ses oscillations et la montre conserve toute sa précision de marche.

Dans la nouvelle Calatrava Pilot Travel Time référence 5524, ce dispositif sophistiqué est intégré au calibre automatique 324 C FUS, fait de 294 composants, avec seconde centrale, quantième à aiguille et rotor central lourd en or 21 carats. Le balancier Gyromax® est couplé à un spiral Spiromax® en Silinvar®, un dérivé du silicium. Les qualités hors pair de ce matériau ainsi que la géométrie brevetée du spiral garantissent la haute fiabilité et l’extrême précision de marche exigées par le Poinçon Patek Philippe, avec une tolérance de –3/+2 secondes par jour.

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Le calibre automatique 324 SC FUS, 294 composants pour une réserve de marche maximale de 45h. © Patek Philippe

Le cadran bleu rappelle les avions de chasse américains des années 1930. Les grands chiffres arabes appliques en or gris et les larges aiguilles «bâtons» en acier avec revêtement luminescent Superluminova garantissent une excellente lisibilité de l’heure locale, de jour comme de nuit.

Comme sur toutes les montres Travel Time, l’aiguille de l’heure du domicile, ajourée, se tient discrètement au second plan. Les deux fuseaux horaires disposent d’une indication jour/nuit. Le tout nouveau quantième à aiguille, à 6h, affiche pour la première fois les chiffres de trois en trois – ce qui assure une grande facilité de lecture, sans surcharger visuellement l’échelle.

La montre se présente dans un boîtier de 42 mm de diamètre en or gris de style Calatrava. La lunette plate présente un profil légèrement biseauté, la carrure se poursuit dans les attaches de bracelet élancées. La couronne et les deux poussoirs de fuseaux horaires à sont cannelés;  ces derniers disposent d’un système de sécurité breveté évitant tout dérèglement accidentel de l’heure locale.

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Un fond saphir permet d’admirer les ponts anglés et ornés de Côtes de Genève, le rotor en or avec Côtes de Genève circulaires, centre perlé, flancs colimaçonnés et croix de Calatrava, ainsi que les contrastes entre surfaces polies, gravures dorées et rubis rougeoyants. © Patek Philippe

Le bracelet en cuir de veau de couleur brun «vintage» et ses coutures contrastées rappellent les ceintures en cuir des combinaisons classiques de pilotes. La boucle à ardillon en or gris avec double «traverse» s’inspire des sangles qui permettaient aux aviateurs de fixer sur eux leur kit d’urgence contenant le parachute et l’équipement de survie.