Baselworld 2014 marque pour Zenith un tournant, celui de sa dernière année avant le cap de son siècle et demi. Sans l’avouer, la maison dévoile trois nouveaux modèles qui symbolisent trois grandes périodes de son histoire...et de son avenir.

Jean-Frédéric Dufour, CEO, introduit lui-même les principales annonces de la manufacture : "Nous mettons en avant cette année à BaselWorld trois nouveautés représentatives du savoir-faire de la manufacture Zenith: La El Primero Synopsis, une montre classique et élégante qui porte en elle toute la génétique des légendaires modèles de Zenith. La El Primero Lightweight, plus exclusive, qui allie innovation technologique et audace créative. Et enfin, une pièce ultra limitée, la Pilot Type 20 Grand Feu, qui combine un patrimoine solidement ancré dans l’histoire de l’aviation et toute l'expertise de l'artisanat neuchâtelois."

Chasse aux grammes

Après avoir chassé le dixième de seconde, Zenith chasse donc le dixième de gramme ! C’est la vocation affirmée du El Primero Lightweight. Pour cela, la manufacture à l’étoile a créé une pièce dont tous les composants ont été retravaillés dans cette optique de  légèreté.

Le mouvement, tout d’abord. Le fameux El Primero, qui fête cette année ses 45 ans, s’est vu offrir une cure high-tech. S’appuyant sur ses dernières recherches liées aux nouveaux matériaux, Zenith a choisi le titane – léger et résistant, très utilisé en aéronautique – pour usiner la platine et les ponts du mouvement. Le choix de ces éléments à bénéficier du titane n’est pas anodin : la platine et les cinq ponts de la montre (pont de barillet, de balancier, d’ancre, de roue d’ancre et de chronographe) sont ses éléments les plus lourds lorsqu’ils sont réalisés en laiton. Au final, le gain de poids est de près de 25%, sur ces seuls composants.

La manufacture a également fait appel au silicium. Ce sont l’ancre et la roue d’échappement qui sont ici réalisées dans ce matériau amagnétique, plus dur que l’acier et garant d’un excellent rendement, notamment en termes de frictions, même si certains regrettent son impossible réparation.

 

Zenith Primero Lightweight

Primero Lightweight © Zenith

 

Coté boîtier, ensuite, avec un choix porté sur le carbone et l’aluminium, avec poussoirs et couronne en titane. Ces deux matières offrent également l’avantage de la légèreté, tout en donnant un esprit sportif à la pièce.

Côté cadran, enfin, on a affaire à un modèle squeletté, donc dépourvu de la plupart de ses éléments supeflus : ne reste que l’essentiel, à savoir compteur, rehaut et index. Même le système d’affichage de la date par disque est composé des chiffres squelettés !

Primero historique

Synopsis : « écrit offrant une vue d'ensemble ou un aperçu d'une œuvre ou d'une science ». Est-ce la vocation de la dernière ligne Zenith « El Primero Synopsis » que d’offrir une synthèse parfaite de son mouvement légendaire ? Le choix pourra surprendre car la pièce n’est pas un chronographe, mais une simple heures / minutes avec petite seconde ! Décalé ? Loin de là, car pour être appréciée, la précision n’a pas besoin d’être mesurée. Le calibre El Primero qui bat au sein des trois nouveaux modèles garantira à ses possesseurs une parfaite isométrie, et c’est bien la fonction principale, purement horaire, qui est la plus utilisée au quotidien.

Dotée d’un boîtier de 40 mm, la pièce se veut intemporelle. Ronde, parfaitement lisible, elle adhère aux canons de la belle horlogerie, de ses cornes jusqu’à ses index appliqués et facettés, via son SuperLumiNova. Seule particularité, la pièce s’admire par son fond saphir...comme par son cadran, grâce à un jour entre 9h et 11h. C’est le concept Open, dévoilé par Zenith en 2003 et qui a depuis (dés)habillé plusieurs modèles de la marque.

On y découvre l’échappement du El Primero, dont les composants violets laissent deviner l’usage du silicium (ancre et roue d’échappement). Dans cette ouverture, on apprécie particulièrement la seconde, littéralement plantée à 9h dans son rubis, dont la danse tient presque de la lévitation.

 

Zenith Un des trois modèles de la El Primero Synopsis

Un des trois modèles de la El Primero Synopsis © Zenith

 

Vol première classe

La Type 20 de la manufacture avait pris tout le monde de court. Alors que le monde horloger s’éloignait progressivement de l’oversize, la pièce de 60 mm allait au-delà de tous les diamètres déjà imaginés. Et là où la plupart des marques jouaient les stéroïdes horlogers, Zenith plongeait dans son héritage historique pour créer une pièce sobre et d’une élégance au parfum des années 20.

Aujourd’hui, la maison va plus loin et équipe sa réédition historique d’un mouvement d’époque et au cadran d’une finition émail grand feu inédite. Le calibre 5011K en question avait déjà remporté le premier prix de chronométrie de l’Observatoire de Neuchâtel, en 1967. Ce type de calibre n’est donc pas ‘oversize’, il est d’époque, conçu comme tel, d’un temps où la montre n’était pas de poignet, mais de poche. En somme, la Pilot Type 20 Grand Feu n’est pas une réédition, mais une véritable montre d’époque embellie.

Entièrement gravés et ciselés à la main par de remarquables artisans, les flancs et le fond du mouvement – de même que les anses en or,la lunette du boîtier, la couronne et la boucle ardillon – sont décorés sur toute leur surface de volutes et de guirlandes dans l’esprit de la haute horlogerie traditionnelle. Seul défaut : il n’y en aura pas pour tout le monde, avec seulement dix exemplaires.

 

Zenith Pilot Type 20 Grand Feu

Pilot Type 20 Grand Feu © Zenith