Vingt-trois modèles en compétition et aucune tendance majeure qui parvienne à se dégager. Suffit-il d’ajouter des diamants pour qu’une montre soit estampillée du genre féminin ? Non, évidemment, même si rares sont les modèles pour dames qui parviennent à briller sans ajout de pierres précieuses. Faut-il que la montre soit discrète, pratique, facile à porter en toute occasion, à quartz ou plutôt équipée d’un mouvement mécanique – éventuellement assorti d’une complication -, sertie de pierres précieuses, élégante ou originale ?

La catégorie Montres Dames est une catégorie floue dans laquelle concourent des garde-temps souvent aux antipodes les uns des autres. Si le cœur des initiées flanchera pour des modèles mécaniques recherchés à tous points de vue (on pense notamment à la Recital 11 Miss Alexandra de Bovet), les amatrices de tendances seront plus attentives à la recherche esthétique, aux formes, au look d’une montre (de GRISOGONO et la montre Allegra, et la montre Magnolia de DeLaneau en sont de bons exemples). Pour les autres, il reste la montre de tous les jours, celle de toute une vie, celle qui allie mécanique et esthétique, facile à porter dans toutes les occasions.


Breguet Classique Dame
Le sujet du classicisme indémodable est parfaitement maîtrisé par Breguet avec ce modèle Classique Dame 9068 de 33,5mm. Le cadran très épuré est décoré d’un guillochage main cerclé d’une lunette sertie de diamants qui rehausse les fines cannelures du boîtier en or blanc. Les attaches sont également serties de diamants taille brillant. Les aiguilles Breguet en acier bleui parcourent les heures, les minutes et les secondes, tandis que la date – une indication particulièrement pratique – se révèle dans un guichet à 3h. Côté mouvement, Breguet intègre ses dernières innovations, notamment son fameux spiral en silicium. Intemporalité et fiabilité sont à l’heure au rendez-vous.

 

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Classique Dame 9068BB. © Breguet


Chanel J12 - 365
Les années passent, le nom reste, fermement ancré dans le paysage horloger depuis 14 ans. Et, si certains détails inédits, distillés avec parcimonie, modifient légèrement le visage de cette montre iconique, le nouveau modèle 365 s’inscrit sans équivoque dans la droite lignée des J12. La grande nouveauté réside dans le diamètre en céramique noire et or rose de 36,5mm marqué par une lunette finement crantée, à la place de la lunette tournante graduée. Le nouveau modèle est aussi paré d’un sertissage sur le rehaut plutôt que directement sur la lunette. Le cadran de la petite seconde est lui aussi serti de diamants. Petits détails qui n’échapperont pas aux connaisseuses : la présence d’un mouvement mécanique à remontage automatique qui permet notamment d’indiquer la date à 6h.

 

Chanel-J12-365-BLACK-BEIGE-GOLD-DIAMONDS

J12-365 noire, or beige et diamants. © Chanel


Chopard L.U.C. XPS 35mm
Chic absolu pour le tout premier modèle L.U.C pour dames qui, pour son entrée sur le territoire féminin, offre une réinterprétation du modèle extra plat L.U.C XPS. Réduit à 35mm de diamètre et à une épaisseur de 7,10mm, le boîtier en or rose abrite un mouvement automatique doté de deux barillets et d’une réserve de marche de 65 heures. Une jolie prouesse qui arbore le visage du raffinement et de l’élégance. Lunette or rose sertie de diamants, cadran de nacre perlée blanche, index sertis de brillants et bracelet de toile grise composent ce garde-temps distingué certifié COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres).

 

Chopard-LUC-XPS-35mm

L.U.C XPS 35mm. © Chopard

Beaucoup de classicisme, de raffinement et d’élégance, donc, avec ces trois montres qui puisent leurs qualités dans un très bon équilibre entre une mécanique fiable et une esthétique sans fioritures. Le jury sera-t-il séduit ? A moins qu’il ne préfère à cet esprit understatement une certaine forme d’horlogerie décomplexée qui favorise une recherche formelle. Verdict le 31 octobre…