Du passé, faisons table rase ! A l’heure où l’offre féminine ne cesse de s’étoffer, le temps où les femmes devaient se contenter de choisir parmi des montres copiées sur celles des hommes semble définitivement révolu. Au même titre que leurs homologues masculins, les femmes appréciant la belle horlogerie revendiquent le droit d’avoir le choix. C’est ainsi que, face aux montres titans particulièrement en vogue ces dernières années, les mini montres font un retour remarqué dans les collections horlogères.

Symptomatique de cet état de fait, l’histoire de la Mini D de Dior raconte en quelque sorte ce changement d’attitude. Déclinaison rétrécie de la D de Dior que la marque avait lancé en 2003 selon une inspiration très seventies pour, selon les termes de la Maison, « une femme qui s’approprie la montre d’un homme pour toujours penser à lui », la Mini D affiche une féminité sans équivoque. Les 19mm de diamètre de son boîtier en acier serti de diamants constituent le signe le plus évident de son appartenance au genre féminin. Tout comme son cadran de nacre noire, d’ailleurs, ainsi que son bracelet en chèvre « miroir » en couleur or jaune, or blanc ou or rose,  dessinés par la créatrice Victoire de Castellane pour parer les dernières-nées de la collection.

 

Dior Mini D de Dior Miroir

Mini D de Dior Miroir, aux couleurs des trois ors. © Dior

 

"La montre Faubourg au diamètre minuscule de 15,5mm"

Chez Hermès, une attention toute particulière a depuis toujours été portée aux femmes, bien que la marque se soit fortement attachée, ces cinq dernières années, à reconquérir le public masculin. A Baselworld, la maison parisienne s’est clairement adressée aux dames, notamment à travers la montre Faubourg au diamètre minuscule de 15,5mm. Une silhouette légère façonnée dans l’or jaune, gris ou rose, dans des versions épurées ou, plus précieuses, serties de diamants. « Nous ne suivons pas les tendances, nous sommes plutôt dans une approche d’offre qui vise à créer de beaux objets qui sont dans l’ADN de la maison. Certes, il y a un retour vers un certain classicisme, mais ce n’est pas aussi marqué. Et la montre Faubourg qui est une petite montre de soirée délicate et fine prend en quelque sorte le contrepied du marché », souligne Luc Perramond, le CEO de la Montre Hermès.

 

Hermes-Faubourg

Faubourg, modèle en or gris serti et bracelet satin. © Hermès


Sans tomber dans les extrêmes, le marché semble pourtant assez favorable à ce retour des petits diamètres. Notamment parce que malgré le développement de l’intérêt des femmes pour les montres mécaniques, la montre-bijou n’a jamais perdu de son aura. On pense à la montre Joséphine de Chaumet qui rend hommage à l’Impératrice éponyme. Féminine et audacieuse, cette montre de forme incarne ce délicat héritage par la combinaison de l’esthétique « chérusque » faisant référence à la dentelle que l’on trouvait sur les cols des robes Empire. On pense aussi à la Charms gold Mini de Van Cleef & Arpels dont le diamètre en or de 25mm a des allures malicieuses grâce au charms porte-bonheur, réminiscence des breloques des années 1920, qui accompagne les mouvements du poignet en tournant autour de la boîte.
 

Chaumet-Josephine

Montre Joséphine. © Chaumet


Parce que la taille de leur boîtier exige de pouvoir y intégrer de minuscules mouvements, ces petites montres pleines de style sont équipées de mouvements à quartz, ce qui n’est pas forcément pour plaire aux inconditionnelles de la mécanique. Pour toutes les autres, la petite montre peut désormais s’inscrire dans le registre des incontournables. Less is more ou l’éloge de l’essentiel…

 

Van Cleef&Arpels Charms

Charms Gold Mini. © Van Cleef & Arpels