C’est la troisième édition de Baselworld dans sa nouvelle configuration. Avez-vous fait des changements ?
Les grands changements ont été faits en 2013 mais nous effectuons chaque année quelques ajustements pour répondre aux besoins de nos exposants et autres participants. Notre but est que chaque année les gens repartent en disant « waouh » sans nécessairement savoir pourquoi.

Quel est le point fort de cette édition 2015 ?
Chaque année, le point fort, ce sont les nouveaux produits.  Nous mettons tout en œuvre pour que les acheteurs et les médias mondiaux se concentrent sur les nouveautés. Si Baselworld est une seule foire, elle représente cependant  5 ou 6  secteurs différents. C’est pour cette raison qu’il y a plusieurs « univers » pour les différents secteurs dans les halles d’exposition.

Quels sont les chiffres les plus importants ?
Baselworld, c’est 1500 marques exposantes, 4000 journalistes accrédités et 150 000 visiteurs. Pendant la durée de l’exposition,  nos posts sur Facebook sont vus par près d’un million de personnes. L’impact des réseaux sociaux a crû de façon exponentielle ces cinq dernières années.
La force de Baselworld réside dans sa capacité de rassembler l’ensemble de l’industrie une fois par année - l’horlogerie et la joaillerie, mais aussi les pierres précieuses et les fabricants de machines-outils. Cet événement unique génère une concentration extrême de médias et d’acheteurs internationaux pendant une semaine.
 

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© Baselworld

Avez-vous dû faire face au problème du franc fort d’une quelconque façon?
Le franc fort n’a pas eu d’impact direct sur l’exposition, mais il est évident que le sujet est sensible. Le problème est l’absence complète de visibilité. Nous ignorons ce qui va se passer et personne ne peut prévoir les incidences.

Y a-t-il un domaine que vous souhaitez privilégier à l’avenir ?
Une de nos forces est d’être à l’écoute des exposants et des visiteurs des principaux marchés horlogers. Nous devons anticiper ce qui se passe sur les marchés et adapter notre stratégie à leurs besoins.

La situation géopolitique instable dans le monde a-t-elle une incidence sur les exposants et les visiteurs ?
S’il y en a une, elle est mineure.  Du fait que le public achète son billet sur place, il est difficile de prévoir le nombre exact de visiteurs. En revanche, la demande de visas reste stable, et nous n’avons de ce fait aucune d’inquiétude particulière.

Que conseilleriez-vous à un visiteur qui n’a qu’une demi-journée pour visiter Baselworld ?
Cela dépend des intérêts du visiteur. Beaucoup d’acheteurs, par exemple, ne viennent que pour les pierres précieuses.  C’est une question que nous nous sommes déjà posée par le passé,  et notre sentiment est qu’il faut donner la possibilité aux visiteurs de se concentrer sur le domaine particulier qui les intéresse ; c’est la raison pour laquelle nous avons introduit une séparation claire par secteur.
En 2013, nous avons décidé d’organiser les exposants en fonction des marques que les détaillants représentent, et ainsi toutes les grandes marques sont désormais dans la Halle 1,  qu’elles soient horlogères ou joaillières.
A un visiteur qui cherche à être impressionné, je recommanderais la visite de la Halle 1, où les stands sont de véritables constructions et valent vraiment le déplacement.
Ensuite, il faudrait y rester 2 ou 3 jours l’année suivante.  C’est en fait ce qui se passe généralement.  C’est la même chose avec les journalistes qui ne viennent qu’une journée la première fois – ils ne le font qu’une fois ! Nous avons constaté que la durée moyenne des visites s’allonge  d’année en année depuis 5 ou 6 ans.